Portraits de juristes noir·e·s : des parcours inspirants à découvrir

Par Communications

Faculté de droit, Section de droit civil

Photo de groupe juristes
Dans un milieu juridique où les juristes de la communauté noire demeurent trop peu nombreux, une initiative étudiante cherche à mettre en lumière leurs trajectoires.

L’Association des étudiant·e·s noir·e·s en droit (AEND) a produit une nouvelle série de portraits vidéo donnant la parole à des juristes de leur communauté, dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

Le projet a été réalisé par les étudiantes Lynn Angie Perou, Mamy Diouma Sow et Corinna Bertolli, en collaboration avec la plateforme Jurivision. Il s’agit de la deuxième édition de la série, qui poursuit l’initiative lancée par l’étudiant en droit et cofondateur de l’AEND, Samuel-Fred Hilaire.

Les portraits présentent plusieurs juristes de la communauté noire qui partagent leur parcours et leur perspective sur le milieu juridique. Les entrevues ont été montées en une série de capsules de format court, conçues pour capter rapidement l’attention d’un public étudiant.

Se reconnaître pour mieux se projeter

« Les juristes noirs représentent encore une minorité dans le domaine. C’est donc difficile de trouver quelqu’un qui a le même parcours que soi, qui nous ressemble », explique Lynn Angie Perou, vice-présidente à la recherche de l’AEND. « Nous voulions encourager les étudiants et les étudiantes à se reconnaître à travers ces différents portraits. »

Les vidéos mettent ainsi en lumière une pluralité de profils : non seulement des avocats et avocates exerçant dans différents domaines, mais aussi des notaires, des entrepreneurs et des universitaires.

« Quand on n’est pas habitué à voir des gens qui nous ressemblent, on s’impose des limites inconsciemment. On n’essaie pas de viser plus haut », observe Lynn Angie Perou. « Le ciel est la limite, l’univers est la limite. »

L’importance de la transmission

Lynn Angie Perou s’est dite particulièrement inspirée par les parcours du professeur Rivas Zannou, spécialisé en droit du numérique, ainsi que de Me Jonas Fadeu, avocat criminaliste.

« Me Fadeu nous soulignait que, dans le domaine criminel, les personnes noires sont bien plus souvent des justiciables que des avocats; que lorsqu’il entre dans une salle d’audience, les seules personnes qui lui ressemblent sont les accusés », raconte l’étudiante. « J’ai trouvé ça puissant. »

Au-delà de la diversité des parcours, les étudiantes cherchaient également à mettre en lumière des juristes faisant preuve d’un fort engagement social, notamment par leur implication au sein de l’Association canadienne des avocats noirs.

Plusieurs juristes ont par ailleurs insisté sur l’importance de s’engager auprès des jeunes de la communauté noire et de promouvoir la diversité.

Un message qui résonne particulièrement auprès de Lynn Angie Perou.

« Pour l’instant, c’est nous qui sommes inspirées, mais un jour, ce sera à notre tour d’inspirer », souligne-t-elle. « Le flambeau doit se transmettre. »