Dès son entrée en fonction, la rectrice Marie-Eve Sylvestre a présenté sa vision d’une université ancrée dans la communauté, fondée sur le savoir et ouverte sur le monde. Durant l’année, cette vision s’est articulée autour des découvertes, des transformations et des partenariats qui se sont concrétisés sur le campus et ailleurs.
L’innovation au profit de la communauté
À l’Université d’Ottawa, la recherche ne s’arrête pas à l’étape de la publication. Elle se propage concrètement dans le monde.
À Kanata-Nord, le plus grand parc technologique au Canada, la communauté de recherche développe la technologie des véhicules connectés et autonomes main dans la main avec l’industrie, tout en renforçant les liens avec l’écosystème d’entreprises locales.
L’innovation profite également directement aux communautés. Grâce à des partenariats axés sur la santé mentale et les soins de santé primaires, la recherche produit des retombées réelles pour la société.
Le tout premier Sprint d’innovation sur la prévention de l’itinérance chez les jeunes a donné lieu à une consolidation des liens entre le campus et la communauté. En effet, les étudiantes et étudiants ont collaboré avec des chantres du droit au logement et le personnel de la santé afin de trouver des solutions à l’un des enjeux sociaux les plus urgents de la région.
Par ailleurs, des dizaines de membres du corps professoral, du personnel et de la communauté diplômée figuraient parmi les quelque 30 000 Canadiennes et Canadiens qui ont été décorés par le roi Charles III pour avoir marqué des vies, orienté des politiques et transformé des communautés.
Un poids lourd de la recherche qui transforme la société
La recherche est la véritable force motrice à l’Université d’Ottawa.
En 2025, l’Université a réaffirmé sa position parmi les cinq universités canadiennes les plus actives en matière de recherche, en faisant progresser la découverte dans les domaines de la santé, des sciences climatiques, de l’intelligence artificielle, de la physique quantique et des politiques publiques.
L’un des événements marquants de l’année a été le lancement du Pôle de recherche sur l’Arctique de l’Université d’Ottawa, une plateforme nationale consacrée au changement climatique, à la souveraineté, aux savoirs autochtones et à la gouvernance de l’Arctique.
Des investissements massifs sont venus fortifier l’initiative. Les 5 millions de dollars investis par l’Ontario pour construire des laboratoires expérimentaux au Centre de recherche médicale de pointe permettront d’accélérer la mise au point de technologies qui sauvent des vies et d’augmenter les capacités de biofabrication du Canada.
Dans toutes les disciplines, les chercheuses et chercheurs de l’Université ont réalisé des percées aux retombées concrètes, qu’il s’agisse d’utiliser l’intelligence artificielle pour débusquer des microbes cachés, d’étudier le potentiel des champignons pour concevoir un avenir plus vert ou de révolutionner l’enseignement des mathématiques au moyen de la réalité virtuelle.
Notre excellence en recherche continue d’attirer l’attention. En 2025, neuf nouvelles chaires de recherche du Canada ont été attribuées à des professeures et professeurs de l’Université d’Ottawa. De plus, un nombre record de douze chercheuses et chercheurs ont été élus à la Société royale du Canada (SRC) et au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science. Enfin, treize membres de notre communauté de recherche se classent parmi les personnes les plus influentes de la planète.
Loin de se cantonner aux laboratoires, notre communauté de recherche fait évoluer la société.
Depuis Ottawa vers le reste du monde : une influence sans frontières
Stimulée par une intensité de recherche sans précédent et une concentration toujours plus grande de talents, l’Université d’Ottawa a étendu son influence bien au-delà des frontières nationales au cours de l’année.
En effet, elle a intensifié ses partenariats universitaires en Chine, en élargissant son champ de collaboration dans les domaines de l’enseignement et de la recherche dans une perspective stratégique à long terme.
Au même moment, l’annonce de la création du Campus franco-canadienen partenariat avec France Universités a permis à l’Université d’Ottawa de se présenter comme une antichambre de la collaboration scientifique et universitaire entre le Canada et l’Europe.
La présence internationale de l’Université s’est également accrue au Moyen-Orient et en Afrique. L’École de gestion Telfer s’est associée à ESCA École de Management afin de proposer son MBA pour cadres à Casablanca et faire profiter une nouvelle génération de leaders mondiaux de l’excellence universitaire du Canada. Dans la foulée, de nouveaux partenariats et programmes ont permis à des membres du corps professoral et de la population étudiante de tisser des liens avec leurs homologues dans les domaines de la médecine, de l’éducation et de l’action climatique.
Près de chez nous, mais dans une perspective mondiale, l’Université d’Ottawa a accueilli le sommet de l’Alliance U7+, qui a réuni des universités de premier plan autour des thèmes de l’intelligence artificielle, de la démocratie et de la gouvernance mondiale.
Le campus comme cadre de vie, de création et de transformation
Bien que l’Université d’Ottawa rayonne à l’échelle mondiale, son campus demeure un espace citoyen et culturel indispensable au cœur de la capitale de notre pays du G7.
Cette année a marqué une étape importante dans sa démarche de transformation du logement étudiant, qui vise à améliorer l’abordabilité et le bien-être sur le campus.
L’émergence du Quartier des arts a accentué le rôle de l’Université en tant que pilier culturel du centre-ville, tandis que de nouveaux programmeset outils ont contribué à la convivialité et à l’inclusivité de notre campus. Parallèlement, la présence et la visibilité des personnes autochtones sur le campus n’ont cessé de croître.
Notre campus est à l’image de notre expérience universitaire : à la fois profondément ancré dans la culture locale et ouvert sur le monde.
Un savoir démocratisé
Cette année, l’une des réalisations les plus remarquables de l’Université a été de faciliter l’accès aux connaissances bien au-delà du cadre universitaire.
Ainsi, des membres du corps professoral ont joué un rôle déterminant dans la traduction de décisions historiques de la Cour suprême du Canada. Le savoir juridique a également touché de nouveaux publics grâce à un jeu vidéo novateur inspiré des jugements de la Cour suprême. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la volonté plus large de l’Université d’Ottawa en faveur de la science ouverte. Mentionnons aussi qu’une équipe étudiante a contribué à améliorer l’accessibilité grâce à la technologie.
Notre rôle dans le processus de réconciliation
En 2025, nous avons continué à tenir notre promesse d’une réconciliation sincère avec les étudiantes, les étudiants, le personnel et les professeures et professeurs autochtones, ainsi qu’avec la communauté autochtone de la région de la capitale nationale.
Dans cette optique, nous avons pris des mesures concrètes, dont l’exonération des droits de scolarité pour les membres de la Nation algonquine Anishinàbeg, ainsi que la création d’une chaire de recherche sur l’auto-détermination des peuples autochtones et du nouvel Espace territoires autochtones et consultation.
Qui plus est, nous avons réaffirmé notre volonté de suivre le Plan d’action autochtone en incorporant les voix, les savoirs et les perspectives autochtones dans nos projets d’avenir. Nous avons par ailleurs réalisé des progrès dans les quatre cerceaux qui en constituent l’armature. Nous avons entrepris de tisser les principes de leadership autochtone dans la trame de notre formation en gestion, et avons rendu hommage aux diplômées et diplômés de la Faculté de médecine qui éclairent la voie à l’occasion du 20e anniversaire du Programme autochtone.
Pour une francophonie forte et dynamique
Les recherches menées par l’ILOB confirment une réalité observable au quotidien : le bilinguisme ouvre l’esprit à la diversité culturelle, tant sur le campus qu’aux quatre coins du monde.
En 2025, l’Université d’Ottawa est également demeurée fidèle à ses responsabilités en tant qu’université bilingue et francophone. Nous avons souligné le 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien en lançant un balado, Parlez-moi de l’Ontario français, qui donne la parole aux forces vives de la francophonie d’aujourd’hui. Par ailleurs, le processus de sélection est lancé pour doter le Vice-rectorat à la francophonie et aux relations externes et communautaires. La personne choisie aura pour mandat de renforcer les relations de l’Université d’Ottawa avec les communautés francophones locales et dans tout le Canada, en plus de nouer des partenariats qui enrichiront les activités d’enseignement et de recherche.
Notre consultation sur la francophonie, qui aura lieu en février, permettra d’évaluer les progrès réalisés dans nos programmes d’études, sur le campus et dans le cadre de nos relations communautaires, tout en réaffirmant notre rôle de chef de file dans la promotion de notre patrimoine linguistique.
Nos valeurs nous distinguent, nos actions leur donnent vie.
Un coup d’accélérateur vers 2026
L’année tire à sa fin, mais l’Université d’Ottawa ne ralentit pas le rythme pour autant.
En 2025, nous avons démontré ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la recherche, l’éducation, la participation communautaire et les partenariats internationaux avancent en bloc.
Nous avons également fait valoir notre capacité à jeter des ponts, afin de devenir le point de convergence des différentes expertises, voix et idées qui, une fois combinées, nous permettent de relever les défis actuels.
Galvanisée par la fougue qui anime sa toute première rectrice, l’Université d’Ottawa s’offre un coup d’accélérateur pour avancer vers 2026 avec conviction, clairvoyance et courage.