Le recentrage de l’autodétermination autochtone est essentiel au discours abolitionniste. Les travaux abolitionnistes doivent s’engager de manière substantielle avec les conceptions autochtones de la justice et le droit d’administrer des systèmes de justice et des ordres juridiques autochtones. Dans la pensée haudenosaunee, le Bon Esprit est un concept politique relationnel et processuel — à la fois un état d’être et un guide pour entretenir de bonnes relations. La justice y est comprise comme une pratique communautaire continue visant à rétablir l’équilibre plutôt qu’à imposer une punition.
Les programmes contemporains de justice communautaire autochtone incarnent ces principes à travers des approches culturellement ancrées de responsabilisation, de réadaptation et de mieux-être. Ces initiatives offrent un éclairage sur ce que peut être la justice lorsque l’autodétermination autochtone est respectée et affirmée. En dialogue avec des travaux interdisciplinaires sur la justice et le bien-être communautaire, cet article disponible en anglais seulement soutient que le droit et la justice autochtones constituent une contribution essentielle aux imaginaires abolitionnistes et à la construction d’avenirs non carcéraux et porteurs de vie.