Aleezah Sumaiya Shaikh, étudiante bénévole, empile des bananes sur des étagères à la banque alimentaire du syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa.
Aleezah Sumaiya Shaikh, étudiante bénévole, empile des bananes sur des étagères à la banque alimentaire du syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa.
Une intervention en pleine nuit, un soutien pour éviter une crise, un voyage pour aider à sauver des vies, des livraisons hebdomadaires d’aliments nutritifs... Que ce soit dans le cadre d’un cours, sur le campus, ailleurs au Canada ou même à l’international, des étudiants et étudiantes s’engagent chaque jour dans des causes significatives pour venir en aide à des gens dans le besoin.

Il ne s’agit plus seulement de « donner du temps », mais aussi de contribuer à trouver des solutions concrètes à des enjeux réels – et d’y gagner beaucoup en retour.

Trois d’entre eux racontent leur envie de tendre la main. Laissez-vous motiver par leur parcours!

Léa Mortimer, directrice générale, Équipe bénévole d’intervention de crise

Les membres de l'équipe bénévole d'intervention de crise.
Les membres de l'équipe bénévole d'intervention de crise. Léa Mortimer est au dernier rang, deuxième à droite.

Si jamais vous devez appuyer sur l’un de ces gros boutons d’urgence bleus sur le campus, il y a de fortes chances que Léa Mortimer, étudiante de quatrième année en sciences de la santé, ou l’un des 55 étudiants et étudiantes bénévoles qu’elle dirige, soit la première à arriver sur les lieux pour vous aider.

Léa est directrice générale de l’Équipe bénévole d’intervention de crise, composée de membres de la population étudiante qui travaillent sous la direction du Service de la protection de l’Université d’Ottawa pour répondre aux urgences médicales sur le campus, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

« C’est une expérience révélatrice. J’ai toujours été intéressée par le domaine de la santé, et c’est donc une occasion très stimulante d’approfondir mes connaissances tout en donnant quelque chose en retour à la communauté de l’Université d’Ottawa », explique Léa.

« C’est bien parce que ce sont des étudiants et étudiantes qui répondent à leurs camarades, ajoute-t-elle. Nous avons le même âge, et nous pouvons vraiment comprendre ce qu’ils vivent. On devient presque accro à l’action lorsqu’on reçoit un appel et qu’on se précipite pour aider. »

L’EBIC a pour objectif de réduire le nombre d’ambulances appelées sur le campus. Les bénévoles suivent des formations mensuelles et semestrielles sur les principes des premiers secours.

Peut-être les avez-vous déjà aperçus sur le campus, en uniforme, avec leur grand sac rouge sur le dos? C’est parce qu’ils sont toujours prêts, pendant leur quart, à intervenir en cas d’urgence : de véritables superhéros et superhéroïnes!

Envie de contribuer aussi à la sûreté du campus? L’EBIC recrute des bénévoles chaque année en février. Consultez la page Web de l’Équipe à ce moment-là pour en savoir plus.

Aleezah Sumaiya Shaikh, bénévole à la Banque alimentaire

Aleezah Sumaiya Shaikh
bénévolat
« Parfois, je peux voir les effets positifs de mon action. Ce sont les sourires et les simples remerciements qui me motivent vraiment. »

Aleezah Sumaiya Shaikh

— Étudiante en sciences biomédicales et bénévole

Dès sa première année à Ottawa, Aleezah a décidé de s’engager auprès de la Banque alimentaire du SÉUO après avoir remarqué l’effort que déployait ce service pour subvenir aux besoins de la communauté étudiante.

Depuis qu’elle a rejoint l’équipe, elle rencontre chaque jour des personnes d’origines et de parcours variés, et c’est cette diversité qui nourrit son envie d’aider avec la chaleur qu’elle réserverait à sa propre famille.

Elle se souvient encore de ce matin où elle a compris le sens et les retombées de son engagement.

Alors qu’elle rangeait et préparait les étagères, elle remarqua une étudiante qui avait de la difficulté à porter ses nombreux sacs lourds remplis de denrées alimentaires. Aleezah, touchée par la scène, a volé à son secours, lui tenant la porte ouverte afin de lui faciliter la tâche. Un geste simple, oui, mais le sourire de l’étudiante lui a rappelé que le travail accompli en coulisses a un réel impact dans la vie de la communauté.

Pour elle, ce sont ces simples sourires et compliments qui lui donnent la motivation de continuer à s’investir dans ces activités.

Ces expériences l’ont rendue plus reconnaissante de ce qu’elle a, tout en développant de l’empathie envers les gens qui vivent des réalités différentes.

Aux personnes qui envisagent de s’engager, Aleezah rappelle de ne pas sous-estimer l’impact qu’elles peuvent avoir dans la vie des autres. « Le bénévolat ne consiste pas à cocher des cases, dit-elle, mais à y mettre les bonnes intentions et une véritable passion. »

Jean-Baptiste Baiwong, coordonnateur des programmes et des partenariats, Fondation Rideau Hall

Jean-Baptiste Baiwong
bénévolat
« Il n’y a pas que les études. C’est justement en sortant de sa zone de confort qu’on peut apprendre plus, bonifier son profil et avoir un meilleur CV. »

Jean-Baptiste Baiwong

— Diplômé en développement international et mondialisation

Nouvellement diplômé, Jean-Baptiste Baiwong souligne que le bénévolat représente 80 % de la valeur de son CV. Reconnaissant l’impact de ces activités sur sa vie professionnelle, il y voit la clé qui lui a ouvert les portes de son poste actuel en tant que coordonnateur des programmes et des partenariats à la Fondation Rideau Hall. « J’ai appris à savoir ce que je veux », mentionne-t-il.

Il se souvient encore des ateliers qu’il animait auprès de Junior Achievement Canada, une organisation dédiée à outiller les jeunes avec les connaissances économiques nécessaires pour réussir. Promouvoir l’entrepreneuriat, servir de mentor et inspirer la prochaine génération à rejoindre le monde des affaires avec assurance, tel était son rôle, et il l’a rempli avec émotion et détermination.

Il qualifie son parcours d’hybride : soucieux de réussir ses études, il s’est aussi investi dans le bénévolat, notamment lors de son voyage humanitaire en République dominicaine.

Là-bas, chaque matin, Jean-Baptiste animait des ateliers éducatifs pour des enfants de personnes réfugiées et migrantes d’origine haïtienne, les poussant à se projeter dans l’avenir : carrières en médecine, en enseignement, en soins infirmiers, etc. En leur posant la simple question « Que veux-tu devenir plus tard? », il ne leur offrait pas seulement de l’attention, mais la chance de rêver, d’espérer et de s’exprimer malgré les barrières du système.

À un étudiant ou étudiante qui se demande par où commencer, Jean-Baptiste conseille de s’appuyer sur ses intérêts, puis de s’engager bénévolement dans des organismes connexes. Son stage non rémunéré à l’ambassade du Congo est une preuve que cette approche fonctionne!

Et vous, quelle cause vous intéresse?

Qu’il s’agisse de donner de votre temps, d’être à l’écoute ou d’élargir vos compétences, trouvez une activité porteuse de sens déjà offerte sur le campus de l’Université d’Ottawa.