Une étudiante souriante portant des lunettes travaille avec enthousiasme sur son ordinateur portable dans un espace d'étude du campus.
Dès qu’ils créent leurs propres cours, les étudiants et étudiantes donnent vie à leurs idées et génèrent un impact réel.

Ava Mehrandish (B.Soc.Sc. 2025), alors étudiante de quatrième année en études des conflits et droits humains, faisait partie de la première cohorte étudiante de l’Université d’Ottawa à s’engager dans un cours autodirigé pour renforcer son autonomie d’apprentissage.

Le projet de cours d’Ava portait sur les différences entre le travail à distance et le travail en présentiel. Elle s’est penchée sur l’incidence de chacun d’eux sur la productivité, la motivation et la satisfaction globale. Après avoir elle-même fait l’expérience des deux modes de travail, elle voulait comprendre les mécanismes d’adaptation impliqués et les facteurs contribuant à l’épanouissement au travail. Au terme d’enquêtes et de recherches, elle a conclu que si le télétravail offre souplesse et équilibre, le dynamisme et l’esprit de collaboration sur place manquent à bon nombre de personnes.

Au début, le cours lui a donné du fil à retordre. Ava avait du mal à déterminer ce qu’elle devait présenter et à gérer les changements d’échéances tout en conciliant ses responsabilités professionnelles et familiales. C’est grâce aux rencontres régulières d’accompagnement et de mentorat qu’elle a trouvé son rythme. Ce soutien et cette souplesse lui ont permis de s’adapter, de s’organiser et de livrer son projet à temps.

À la fin de l’été, Ava avait produit un travail de recherche dont elle pouvait être fière et avait beaucoup appris sur elle-même. Elle a réalisé à quel point l’autonomie la motivait et toute l’importance d’allier capacité à se structurer et connaissance de soi.

Photo d'Ava Mehrandish
Cours autodirigés
« Ce qui m’a le plus attirée, c’est l’autodirection, c’est-à-dire la liberté de choisir mon projet et de travailler. J’ai fait l’expérience d’un véritable travail autonome et j’ai découvert que je pouvais relever des défis que je croyais... »

Ava Mehrandish

— (B.Soc.Sc. 2025) Étudiante en études des conflits et droits humains

Pour Ava, ce cours représentait plus que des crédits de plus, c’était la chance de tester ses limites, de découvrir les méthodes de travail qui fonctionnent le mieux pour elle et de prendre en main son apprentissage. Au moment d’entreprendre ce défi, elle jonglait déjà avec ses cours universitaires, un travail à temps plein et un rôle de soutien dans l’entreprise de sa mère. La liberté de monter son propre projet et d’en déterminer le rythme et le format cadrait parfaitement avec son emploi du temps chargé.

En mars et avril, l’Université organise des séances d’information sur les cours autodirigés. Voici les possibilités que vous offre un cours autodirigé.

  • Concevoir et diriger votre propre expérience d’apprentissage.
  • Obtenir jusqu’à trois crédits en travaillant de façon autonome ou en groupe sur un projet que vous concevez vous-même.
  • Adapter votre apprentissage à vos intérêts et à vos objectifs professionnels.
  • Vous engager activement pour une cause qui vous inspire.
  • Acquérir une expérience pratique dans votre domaine.
  • Proposer des solutions concrètes et significatives.

D’autres étudiants inspirants

Voici comment d’autres étudiants ont su exploiter tout le potentiel des cours autodirigés.

Aidan St. Germain, étudiant de troisième année en criminologie, a centré son cours autodirigé sur le traitement des personnes atteintes de troubles mentaux dans le système de justice canadien.

Cette curiosité s’est éveillée en lui dans le cours Justice pénale et santé. Il a été fasciné par les cas de personnes jugées non criminellement responsables pour cause de troubles mentaux (NCRTM). Depuis, cette question l’habite, en particulier le manque de programmes communautaires de traitement et de réadaptation disponibles.

Aidan s’est plongé dans ses recherches tout l’été. Il a lu les rapports de Statistique Canada, les études de cas et les articles de revues savantes portant sur trois grands thèmes : les expériences des groupes vulnérables tels que les personnes autochtones et les femmes; la représentation des personnes NCRTM dans les médias; et les lacunes du système judiciaire. À la fin de l’été, il avait rédigé un travail de recherche de 27 pages, une réalisation dont il est immensément fier.

Cette expérience a permis à Aidan d’affiner ses compétences en recherche et en gestion de projet, et lui a appris à solliciter de la rétroaction et à la mettre en application, en plus de lui enseigner l’importance de l’autodiscipline. Elle lui a également permis de découvrir la richesse des ressources de l’Université, des bases de données des bibliothèques jusqu’aux services de mentorat de la Faculté.

Aidan espère poursuivre l’état des lieux de la santé mentale dans le système judiciaire, et peut-être même continuer ses recherches aux cycles supérieurs. Pour le moment, il est simplement reconnaissant de cette expérience qui lui a permis de prendre en main son apprentissage.

Son conseil aux personnes qui songeraient à s’inscrire à un cours autodirigé? « Foncez. Si un sujet vous passionne, c’est votre chance de l’explorer en profondeur et de vous l’approprier. »

En repensant à cette expérience, Aidan affirme : « Ce projet a été incroyablement gratifiant parce que j’étais libre d’étudier ce qui me tenait vraiment à cœur tout en acquérant des compétences pratiques en recherche. »

Plonger au cœur du sujet

À l’été précédant sa quatrième année en sciences de la santé, Vladimir Varin n’a pas choisi de se reposer, mais de pousser son exploration encore plus loin. 
Entre les cours d’été, la préparation à l’examen de dentisterie et son assistanat de recherche à l’Institut de recherche Santé Bruyère, Vladimir avait un emploi du temps bien chargé. Pourtant, quand il a entendu parler des cours autodirigés, il lui a semblé que c’était la solution parfaite pour tout concilier. Ce cours lui a permis de transformer le travail qu’il faisait déjà au laboratoire en un projet universitaire concret.

Il a orienté ses recherches sur l’alternance de codes, c’est-à-dire le passage d’une langue à une autre dans une même conversation. Vladimir, qui est bilingue russe-anglais, a été captivé par ce sujet dès le départ. Au cours de l’été, il a affiné les stimuli expérimentaux, il a appris à utiliser un nouveau logiciel de codage et il s’est familiarisé avec les procédures d’électroencéphalographie.

Au-delà des compétences techniques qu’il a appris à maîtriser, Vladimir a également retenu que la recherche universitaire n’est pas vraiment différente d’un travail professionnel. Effectuer les tests auprès des personnes participantes, communiquer avec ses collègues et s’adapter aux défis : chacune de ces tâches exigeait la même précision et la même flexibilité que celles dont il aura besoin plus tard en tant que dentiste.

« Ce dont je me souviendrai toujours, c’est l’environnement de travail agréable dans lequel j’évoluais », confie Vladimir.

Son conseil aux personnes qui songeraient à participer à un cours autodirigé est simple : entretenez une communication constante avec vos assistantes ou assistants d’enseignement et votre directrice ou directeur de recherche, posez des questions et acceptez de bon cœur la rétroaction, car c’est ainsi que vous apprendrez le plus.

Pour révéler de nouvelles forces, gagner en assurance et plonger dans des sujets qui vous fascinent, découvrez nos cours autodirigés et assistez à une séance d’information en mars ou en avril.