Professors Emily Laidlaw and Florian Martin-Bariteau with their book, the Security of Self
La cybersécurité est souvent envisagée en termes techniques : protéger les données contre les bris de sécurité ou garantir la stabilité des réseaux. Mais cette approche ne rend pas compte des réalités vécues en matière de préjudices numériques. Que signifie pour les personnes elles-mêmes d'être en sécurité dans le contexte numérique ?

Un nouvel ouvrage place l'expérience humaine au centre de la cybersécurité.

Les Presses de l'Université d'Ottawa viennent de publié « The Security of Self: A Human-Centric Approach to Cybersecurity », un nouvel ouvrage interdisciplinaire dirigé par Emily Laidlaw et Florian Martin-Bariteau qui invite à repenser l'objectif fondamental de la cybersécurité, en le repositionnant des infrastructures techniques vers un objectif central de protection des personnes – et de la société – contre tout préjudice.

Bien que la cybersécurité soit un concept puissant qui attire l'attention des milieux politiques, juridiques et financiers, il n'existe toujours pas de définition unique acceptée. Traditionnellement, ce domaine s'est concentré sur la protection de la confidentialité, de l'intégrité et de la disponibilité des données, souvent dans le contexte de la sécurité nationale ou de la gestion des risques d'entreprise. Ainsi, bon nombre des façons individuelles et collectives dont les personnes subissent des préjudices dans l'environnement numérique restent négligées ou insuffisamment étudiées.

L’ouvrage soutient que la cybersécurité a besoin d'une nouvelle approche pour permettre aux sociétés et aux personnes de s'épanouir dans un contexte numérique. En explorant comment le droit, les politiques publiques, les technologies et les comportements humains s’interfacent pour façonner l'avenir de la cybersécurité, le livre redéfinit ce que signifie être en sécurité dans le contexte numérique. Le professeur Martin-Bariteau et la professeure Laidlaw invitent les pouvoirs publics et les chercheur(e)s à dépasser les débats des définitions pour explorer comment les facteurs humains façonnent les expériences en matière de cybersécurité. Plutôt que d'examiner uniquement le concept à travers les prismes traditionnels de la sécurité nationale et des risques organisationnels, les contributions explorent une nouvelle approche de la cybersécurité centrée sur l'humain : la « sécurité de soi ».

Avec un accent particulier sur le Canada et des études de cas couvrant l'Internet des objets, l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle et les médias sociaux, The Security of Self trace la voie à suivre pour la cybersécurité, en s'appuyant sur le droit, les politiques publiques et les pratiques qui favorisent la sécurité de soi. Il constituera une ressource précieuse pour les chercheuses et chercheurs, les pouvoirs publics, les organismes de régulation et les personnes qui cherchent à comprendre et à façonner l’avenir de la cybersécurité centrée sur l'humain.

La professeure Emily Laidlaw est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de la cybersécurité et professeure agrégée à la Faculté de droit de l'Université de Calgary. Elle est également chercheure associée au Centre de recherche en droit, technologie et société de l'Université d'Ottawa. Le professeur Florian Martin-Bariteau est titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en technologie et société et directeur du Centre de recherche en droit, technologie et société de l'Université d'Ottawa, où il est professeur agrégé à la Section de common law  de la Faculté de droit.

L’ouvrage comprend des contributions d'autres chercheures du Centre de recherche en droit, technologie et société, notamment les professeures Teresa Scassa, Jane Bailey, Jacquelyn Burkell et Kristen Thomasen, ainsi que d’Amarnath Amarasingam, Matthew Bush, Pascale-Marie Cantin, Benoît Dupont, Sébastien Gambs, Nick Gertler, Akim Laniel-Lanani, Jordan Loewen-Colón, Atefeh Mashatan, Fenwick McKelvey, Alex Megelas, Adam Molnar, Sharday Mosurinjohn, Jonathon W. Penney, Fyscillia Ream, Chris Tenove et Heidi Tworek.

Cet ouvrage collectif est l'un des principaux résultats du Human-Centric Cybersecurity Partnership, une partenariat de recherche soutenu par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, qui s'appuie sur un groupe transdisciplinaire de partenaires issus du monde universitaire, du gouvernement, de l'industrie et du secteur à but non lucratif pour générer des recherches et mobiliser des connaissances qui contribueront à créer une société numérique plus sûre, plus sécurisée, plus démocratique et plus inclusive.

L’ouvrage est disponible en version imprimée, mais également en libre accès grâce au soutien du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, de la Chaire de recherche du Canada en droit de la cybersécurité et de la Chaire de recherche de l'Université d'Ottawa en technologie et société.

Découvrez les détails de la collection.

Le livre est disponible à la commande en version brochée et reliée auprès des Presses de l'Université d'Ottawa.