Dans son nouveau rôle, il conseillera le décanat sur les enjeux autochtones de santé, de bien-être et de souveraineté, ainsi que sur les priorités autochtones. Il contribuera ainsi à guider la formation de la prochaine génération de médecins et de scientifiques autochtones et allochtones et à mettre en place des conditions propices aux rapprochements avec les communautés autochtones de la région.
Un nouveau mandat et un pas de plus vers la réconciliation
Grâce à son vécu, à son savoir traditionnel et à ses liens étroits avec les communautés, le nouveau conseiller spécial soutiendra les membres autochtones de la population étudiante, du corps professoral, du personnel et de la direction tout en orientant les engagements de la Faculté en matière de santé autochtone, de sécurité culturelle, de réconciliation et de collaboration respectueuse avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis.
L’objectif de cette nomination est d’enchâsser les connaissances et la sagesse autochtones dans notre faculté, tant du point de vue des politiques que des programmes, de la recherche et des soins cliniques », explique la Dre Melissa Forgie, doyenne intérimaire de la Faculté de médecine. « Nous avons conscience que bâtir une relation et un climat de confiance peut prendre du temps, et savons que l’Aîné Brascoupé a tous les outils pour accomplir le mandat.»
Une relation de longue date
L’Aîné Brascoupé est actuellement président et chef de la direction de l’Association des administrateurs de l’éducation des Premières Nations. Ayant siégé au comité d’admission de la Faculté de médecine pendant de nombreuses années, ses liens avec l’unité ne datent pas d’hier. En octobre dernier, il a dirigé la création d’une œuvre au pochoir intitulée Les Couleurs de la communauté à l’occasion du 20e anniversaire du Programme autochtone. Un peu plus tôt, en juin, l’Université d’Ottawa lui a décerné un doctorat honorifique pour souligner les retombées de son travail acharné visant à améliorer la santé et de l’éducation dans les communautés autochtones.
« J’ai hâte de travailler à l’union des systèmes de connaissances traditionnels et modernes, se réjouit l’Aîné Brascoupé. Je crois profondément au principe de “double perspective”, qui unit les connaissances autochtones et la science occidentale dans l’esprit de la réconciliation ».
Professionnel en résidence à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa, l’Aîné Brascoupé est également professeur auxiliaire à l’Université Carleton et à l’Université Trent. Il a aussi occupé les postes de chef de la direction de l’Organisation nationale de la santé autochtone et de directeur de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuit de Santé Canada.
« Simon Brascoupé a joué un rôle déterminant pour la promotion de la santé des peuples autochtones au sein de l’établissement », estime Tareyn Johnson, directrice des Affaires autochtones à l’Université d’Ottawa. « Ce nouveau rôle lui permettra de mieux consulter et outiller les peuples autochtones, afin de créer un changement positif à la Faculté de médecine. »
Le mandat de l’Aîné Brascoupé à titre de conseiller spécial auprès du décanat pour la santé autochtone est d’une durée de trois ans.