Un nouveau commentaire publié dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC), intitulé « Faire face à la crise de l’itinérance chez les personnes enceintes et les parents au Canada », met en lumière cet enjeu urgent et propose des recommandations concrètes pour mieux soutenir cette population vulnérable dans les systèmes de santé, les services sociaux et les politiques publiques.
Pourquoi c’est important
Les personnes enceintes et les parents en situation d’itinérance sont exposés à des risques de santé disproportionnés — notamment des taux plus élevés de naissance prématurée, de faible poids à la naissance et de morbidité infantile. Ces personnes rencontrent souvent des obstacles à l’accès aux soins prénatals et pédiatriques, aggravés par la stigmatisation, la peur du retrait de garde, et un manque de services coordonnés.
Malgré leur vulnérabilité, ces familles sont souvent oubliées dans la recherche, les politiques et les réponses en matière d’itinérance.
Ce que souligne l’article :
- Les risques majeurs auxquels font face les personnes enceintes et les parents sans logement stable
- L’intersection entre l’itinérance, le genre, les traumatismes et la pauvreté
- Des modèles prometteurs qui intègrent logement, soins de santé et soutien social
Les auteurs appellent les professionnels de la santé, les fournisseurs de logements et les décideurs à adopter des approches coordonnées, informées par les traumatismes et centrées sur la famille. Les interventions doivent aller au-delà des refuges d’urgence et viser la stabilité à long terme, incluant la santé mentale, la consommation de substances et le développement de l’enfant — le tout dans un cadre qui respecte la dignité, la sécurité et le choix.