Cette journée avait été spécialement pensée pour éveiller la curiosité et favoriser la création de liens significatifs. De petits groupes d’élèves ont alors été jumelés à des professeures, des employées et des étudiantes de premier cycle et des cycles supérieurs qui ont parlé de leur cheminement et répondu aux questions. Ce format, propice aux échanges personnels et aux conversations franches, a donné aux élèves un avant-goût d’une carrière scientifique. Pour plusieurs, c’était une première rencontre en personne avec des scientifiques, une première occasion de se reconnaître en ces personnes.
Peace Emele, étudiante de cycle supérieur, se souvient de l’énergie qui a déferlé sur le campus dès l’arrivée des jeunes. « Le groupe était très excité d’être à l’Université d’Ottawa et a eu un plaisir fou dans le laboratoire, dit-elle. Les élèves ont posé un tas de questions sur tous ces appareils inconnus. Certains ont même avoué que la science n’était pas pour elles et nous ont parlé des métiers qui les intéressaient. Cette honnêteté a nourri les conversations et montré que cette journée était consacrée à l’exploration. »
Sharon Barden, superviseure de laboratoire, était également de la partie pour parler de son propre parcours en science. Elle a commencé par se présenter, puis elle a invité les élèves à en faire autant. « C’était enrichissant de les entendre parler de leurs rêves et de leurs inquiétudes, se rappelle-t-elle. La plupart des questions s’adressaient aux étudiantes de mon groupe et portaient sur la vie à l’Université d’Ottawa. C’était un bon moyen pour ces jeunes de s’imaginer ici. »
Voir autant de modèles rassemblés au même endroit a fait le bonheur d’un grand nombre d’élèves. Ensemble, les professeures Terri Lovell et Natalie Goto, les étudiantes de cycle supérieur Sarah Tribe, Elly Walsh, Bhavana Uppalapati, Angela Radnoff, Peace Emele et Reshmi Karamel ainsi que les étudiantes de premier cycle Alyssa Montgomery, Pegah Yousefirad et Rose Anderson-Duvall représentaient une diversité de disciplines et d’étapes du parcours universitaire, mettant en lumière la pluralité de chemins menant à la réussite en science.
Le professeur Mayer, qui a assuré la logistique en coulisse, a insisté sur l’importance de donner aux jeunes l’occasion de poser leurs questions en toute franchise. « Si vous vous demandez ce que c’est d’être une femme de sciences, les réponses les plus pertinentes viendront de personnes qui partagent votre perspective, explique-t-il. Grâce aux témoignages des étudiantes de tous les cycles et des professeures, les élèves ont pu constater qu’il existe plus d’une voie possible. »
Tant les enseignantes que les jeunes n’ont eu que de bons mots pour cette expérience. Les élèves ont découvert différentes avenues en science, tandis que les professeures et les étudiantes bénévoles se sont vu rappeler l’importance du mentorat et de la représentation. Plus qu’une visite d’un campus universitaire, ce fut pour beaucoup l’occasion de mieux comprendre le monde des sciences et de montrer que cette discipline est ouverte à tout le monde.
Fidèle à la volonté de la Faculté des sciences de promouvoir l’équité, la diversité et l’inclusion, des initiatives comme la Journée des femmes en sciences joue un rôle essentiel pour inspirer la prochaine génération. Grâce à l’engagement des professeures, du personnel et des étudiantes, cet événement a mis de l’avant le pouvoir de la représentation et l’importance de créer des espaces accueillants où chaque élève peut s’imaginer au sein de la communauté scientifique.
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