Bâtiment STEM.
En août 2025, la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa a accueilli une nouvelle doyenne. Forte de son expérience internationale, qu’elle cumule depuis plusieurs décennies, et de son leadership en enseignement, en entrepreneuriat et en recherche en génie, Caroline Cao nous explique sa vision pour renforcer les partenariats avec le secteur privé, stimuler la collaboration et mettre l’expérience pratique ainsi que l’innovation au service de l’apprentissage.

Ayant travaillé aux États-Unis, en Europe, en Australie et au Canada, la doyenne Cao a eu l’occasion d’explorer différentes approches de la formation et de la recherche en génie. C’est la possibilité d’appliquer cette perspective mondiale dans un contexte local unique qui lui a donné envie de se joindre à la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa.

« J’ai beaucoup appris en observant la manière dont on enseigne et met en pratique le génie dans le monde, explique-t-elle. Ce que j’apporte ici, c’est cette perspective internationale, mais adaptée à l’écosystème d’Ottawa. »

Cet équilibre entre ouverture sur le monde et pertinence locale est à la base de sa réflexion sur l’avenir de la Faculté. Son objectif : préparer les membres de la communauté étudiante et du corps professoral à envisager la situation dans sa globalité tout en arrimant leur travail aux réalités des communautés concernées.  

Une première impression favorable

Après son entrée en fonction dans l’une des plus prestigieuses universités du Canada, il n’aura fallu à Caroline Cao que quelques mois pour mettre le doigt sur ce qui distingue notre établissement et sa faculté de génie : leur vitalité. Ce dynamisme, elle l’observe tant sur le campus que dans le grand écosystème canadien du génie et de l’innovation au Canada. Aussi, elle y voit un reflet de son propre rôle : écrire le nouveau chapitre de l’histoire de la Faculté en tablant sur ses forces en recherche, en innovation et en engagement communautaire.

« L’Université [d’Ottawa] est chaleureuse, accueillante et pleine d’énergie, surtout les étudiantes et les étudiants », explique-t-elle en entrevue à Hayley Jubinville, étudiante en génie civil. Les chercheuses, chercheurs, professeures et professeurs ont une grande expertise dans toutes sortes de domaines. C’est tout ça qui nous permettra d’aller loin. »

Ici, la population étudiante est motivée et mue par son esprit entrepreneurial. Le corps professoral, pour sa part, insuffle profondeur et diversité de pensée aux travaux de recherches. Et comme Ottawa, en plus d’être la capitale du Canada, possède le plus grand pôle technologique au pays, l’Université est avantageusement située pour mettre l’ingénierie au service de la société.

Ce sentiment d’appartenance est partagé par Hayley Jubinville, qui décrit la Faculté de son point de vue d’étudiante : « Peu importe votre champ d’intérêt, vous trouverez un club, une équipe de design ou une association pour vous impliquer. Il y a toujours quelque chose à faire. »

La doyenne perçoit dans cette vitalité plus qu’une manifestation de la culture organisationnelle de la Faculté : elle y voit un signe de potentiel. 

Resserrer les partenariats avec les entreprises privées à Ottawa

Le secteur privé représente une composante essentielle de l’écosystème d’Ottawa. Voilà pourquoi le renforcement des partenariats avec les entreprises locales, et tout particulièrement celles du parc technologique de Kanata-Nord, figure parmi les priorités absolues de la doyenne. Ces partenariats, explique-t-elle, sont essentiels afin que les étudiantes et étudiants acquièrent une expérience concrète et pour que la recherche universitaire mène à des retombées concrètes qui profiteront aux entreprises.

Cela dit, la collaboration interne est toute aussi importante. À ce chapitre, la doyenne Cao entend approfondir les partenariats interfacultaires, car les enjeux d’aujourd’hui transcendent les frontières des disciplines. À son avis, le génie atteint des sommets lorsqu’il demeure pertinent et arrimé au secteur privé, à d’autres secteurs d’activité et à la société en général. 

Priorités de la doyenne pour la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa

Dans ses plans d’avenir pour la Faculté, Caroline Cao revient sans cesse à cette idée d’arrimage : entre la population étudiante et les expériences, entre la communauté de recherche et les partenaires, entre les activités de la Faculté et les priorités locales et nationales.

Elle trouve particulièrement motivant de voir que les étudiantes et étudiants réfléchissent déjà à l’avenir. À la Faculté de génie, on les encourage tôt, par l’entremise d’occasions d’apprentissage expérientiel comme la Journée du design, de projets pour des clients et de marathons de programmation, à concevoir des solutions pratiques à des problèmes réels et à prendre conscience des répercussions de leur travail.

« Ces expériences poussent les étudiantes et étudiants à réfléchir au rôle qu’ils joueront plus tard », affirme Hayley. Cette idée trouve manifestement un écho chez la doyenne. 

Caroline Cao.
« Nos étudiantes et étudiants sont tellement brillants et dynamiques, en plus d’avoir une grande fibre entrepreneuriale, s’enthousiasme Caroline Cao. Elle est prête à changer le monde et je ne veux pas manquer ça.  »

Caroline Cao

— Doyen, faculté de génie

Pour ce nouveau chapitre de l’histoire de la Faculté de génie, elle envisage un avenir fait de collaboration, de curiosité et de recherche de sens. Un avenir où la population étudiante a tout en main pour relever de vrais défis, où la recherche s’arrime aux besoins de la société et où la formation en génie se démarque à la fois par son excellence sur la scène mondiale et par sa responsabilité à l’échelle locale.

La doyenne Cao estime que son rôle, loin de se limiter à diriger la Faculté, consiste à apporter sa contribution à une communauté qui prend déjà part à d’importants travaux, et à faire rayonner son impact.

À en juger par ses premiers mois, on peut affirmer qu’elle est résolument engagée sur la bonne voie.  

Lire l’article dans l’Ottawa Business Journal : New dean of uOttawa’s Faculty of Engineering brings a history of entrepreneurship and innovation.