Une mentore en rédaction regarde un ordinateur portable, conseillant une étudiante à côté d'elle.
Tout le monde est déjà passé par là : vous ouvrez un document Word, fixez le curseur et sentez votre cerveau se mettre en veille.

Heureusement, l’équipe de mentorat en rédaction du Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires de l’Université d’Ottawa est là pour vous aider à surmonter la peur de la page blanche, à réduire considérablement le temps que vous passez à rédiger vos travaux et, ultimement, à améliorer vos notes.

Les membres de cette équipe, comme Giselle Ann Joseph, étudiante de cinquième année en psychologie (B.A.), donnent des conseils pratiques et des astuces pour comprendre les consignes des travaux, rédiger des thèses claires et précises et citer correctement ses sources.

Giselle a choisi de devenir mentore en rédaction après avoir profité des services du Centre tout au long de ses études universitaires.

« J’ai pu constater par moi-même à quel point le mentorat peut renforcer la confiance en soi et nous permettre d’acquérir de vraies compétences, explique-t-elle. J’ai toujours aimé écrire, et mes habiletés se sont énormément améliorées grâce à la formation que j’ai reçue au Centre pendant toutes ces années. Le perfectionnement professionnel continu est au cœur de notre rôle. Après avoir obtenu un B.Sc. spécialisé en sciences biomédicales et rédigé des articles scientifiques, j’ai développé de solides compétences en argumentation, synthèse de recherches et mise en forme selon les normes APA. Et le mentorat m’a permis d’affiner encore plus ces compétences, car enseigner est l’un des meilleurs moyens d’apprendre! »

Photo de Giselle Ann Joseph
Mentore en rédaction
« Notre objectif ultime est de les aider à développer les compétences qui leur permettront de mieux rédiger à long terme. »

Giselle Ann Joseph

— Étudiante de cinquième année en psychologie (B.A.)

Sidy Sow, doctorant en troisième année à l’École d’études sociologiques et anthropologiques, explique qu’il est devenu mentor en rédaction pour aider les étudiantes et étudiants de premier cycle à développer leurs compétences, mais aussi pour continuer à perfectionner les siennes.

« À mon avis, il n’y a pas de formule magique pour apprendre à mieux écrire. Pour progresser, il faut essentiellement s’exercer régulièrement, avoir de la discipline et organiser rigoureusement son travail. L’écriture n’est pas un talent inné, c’est une habileté qui s’acquiert avec le temps, grâce à la répétition, la réécriture, la réflexion et la persévérance. »

Les mentors en rédaction offrent leur soutien pour aider les étudiantes et étudiants à réussir. Si vous faites l’effort, les résultats suivront.

Une touche personnelle à l’ère de l’IA

Si bon nombre d’étudiantes et étudiants se tournent vers l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils, Giselle et Sidy affirment tous deux que rien ne vaut une interaction humaine.

« L’utilisation passive de l’IA réduit les efforts qu’une personne doit fournir pour progresser, ce qui peut nuire à son apprentissage », indique Sidy, ajoutant que si l’IA est utilisée pour rédiger des travaux, des allégations de fraude scolaire pourraient être formulées.

« Les mentores et mentors comprennent bien le parcours et les difficultés des étudiantes et étudiants et tiennent compte de ces facteurs au moment de formuler leurs commentaires. L’aspect humain du mentorat est essentiel. L’équipe sait s’adapter au sentiment de découragement, de frustration, de démotivation ou de stress que vivent les personnes qui viennent les voir. Ces aspects émotionnels ont une influence directe sur la qualité du travail scolaire et exigent un niveau d’écoute et de compréhension que seules les interactions humaines peuvent offrir. »

Giselle acquiesce : « On s’efforce de bâtir une relation durable, de comprendre les attentes spécifiques au cours et au professeur, de donner des encouragements personnalisés et de tenir la personne responsable. La technologie ne peut pas remplacer ça. »

Sidy et Giselle adorent aider leurs pairs.

« Quand des étudiantes et des étudiants reviennent nous voir après avoir remis un travail difficile et nous annoncent qu’ils ont obtenu une note plus élevée que prévu, c’est un moment très gratifiant. Ce qui est encore mieux, c’est de savoir qu’ils ont appliqué les stratégies apprises à d’autres cours! »

Photo de Sidy Sow
Mentor en rédaction
« D’après mon expérience, ce sont les habitudes constantes qui permettent vraiment d’améliorer ses compétences en rédaction. »

Sidy Sow

— Doctorant en troisième année à l’École d’études sociologiques et anthropologiques

Les meilleurs conseils ?

« Écrivez avec clarté, écrivez sans crainte, avec une thèse, une structure, un objectif et de l'intégrité », conseille Sidy.

« Le sujet posé est la pierre angulaire de votre travail! Si vous prenez soin de formuler un sujet posé clair et précis, le reste de votre texte aura tendance à se mettre en place tout seul. Les citations et les références sont l’un des moyens les plus faciles de gagner (ou de perdre) des points. Prenez le temps d’apprendre à bien utiliser le style de citation demandé pour éviter de faire baisser votre note pour rien. Cela vous fera aussi gagner un temps considérable à la révision. »

Prenez rendez-vous

Même si vous n’avez pas de grandes difficultés scolaires, vous pouvez profiter des conseils de l’équipe de mentorat en rédaction. Ce n’est jamais une mauvaise idée de se débarrasser de ses mauvaises habitudes, de rafraîchir les connaissances acquises au secondaire, d’apprendre de nouvelles méthodes, de gagner du temps et d’améliorer continuellement ses compétences en rédaction.

Vous pouvez prendre un rendez-vous de mentorat en rédaction pour apprendre à :

  • Élaborer un sujet posé
  • Créer un plan de travail et structurer vos idées
  • Structurer les paragraphes
  • Citer vos sources dans les règles de l’art

Retraite de rédaction pour le premier cycle du 26 mars

Vous pouvez aussi concentrer vos efforts lors d’une retraite de rédaction pour le premier cycle, organisée conjointement par le Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires (CARTU) et la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa. Que vous travailliez sur un travail de session, un rapport, un projet de recherche ou tout autre devoir, vous pourrez profiter d’un espace productif où vous aurez accès à des mentores et mentors en rédaction et à des bibliothécaires. La retraite est organisée sur le campus, au CARTU (110, rue Université), de 9 h à 15 h.

L’événement s’adresse principalement aux étudiantes et étudiants en troisième ou quatrième année d’un programme de premier cycle et se veut un avant-goût des Cercles de rédaction pour les étudiantes et étudiants aux études supérieures, qui offrent un environnement calme, structuré et motivant tout au long de l’année universitaire.

Nos meilleurs conseils rédactionnels

En plus de prendre rendez-vous au Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires, vous pouvez consulter les ressources en ligne pour obtenir des conseils sur le processus de rédaction ou la structure d’un travail. Vous trouverez aussi les réponses aux questions les plus courantes dans la Foire aux questions du CARTU.

Vous pouvez également utiliser cette liste de vérification rapide :

  • Avant de commencer à trouver des idées, à faire un plan ou à entamer des recherches, prenez cinq à dix minutes pour bien comprendre le travail demandé.
  • N’ayez pas peur de mettre vos idées sur papier. Beaucoup d’étudiantes et étudiants bloquent en essayant de rédiger des phrases parfaites du premier coup. Commencez par faire un remue-méninges sans vous mettre de pression. Ne vous en faites pas si c’est un peu le désordre. Faites des listes à puces, surlignez des mots, créez des cartes conceptuelles ou utilisez des notes autocollantes.
  • Élaborez un sujet posé précis, argumentatif et explicatif (c’est-à-dire l’idée principale à prouver) qui sera le fil conducteur de votre travail.
  • Rédigez un plan. Affinez votre sujet. L’introduction doit représenter 10 % du travail, le corps du texte, 80 % et la conclusion, 10 %. Organisez vos idées principales et classez-les.
  • Ne sous-estimez pas le pouvoir des paragraphes. Voyez-les comme des blocs de construction. Les transitions doivent être fluides, et chaque paragraphe doit être composé d’une idée principale, d’idées secondaires (explications, clarifications, raisonnements) et, s’il y a lieu, de preuves (citations, faits ou exemples). Maîtrisez cette technique et votre texte coulera.
  • Apprenez à utiliser les citations et les références. Veillez à citer toutes les idées empruntées. Utilisez le même système tout au long de votre travail. Si vous avez déjà perdu des points parce que votre formatage n’était pas parfait, qu’il manquait des citations ou que vos références étaient incohérentes, vous pouvez faire appel à une mentore ou un mentor qui vous aidera à corriger le tir.