Or, l’urgence inhérente de la "crise" tend souvent à justifier différentes oppressions, la violation de droits fondamentaux, la discrimination, le profilage… révélant ainsi le pouvoir coercitif exercé sur les individus, particulièrement sur les groupes minoritaires.
En analysant les fondements coloniaux, racistes et sexistes teintant les différentes déclarations de crises et leurs effets, les deux ouvrages mettent en évidence le rôle crucial de la "crise" dans le maintien d’un capitalisme racial et patriarcal.
À propos des personnes co-directrices :
Leila Benhadjouja est professeure agrégée à l’Institut d’études féministes et de genre et à l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa. Ses intérêts de recherche portent sur les théories féministes postcoloniales, la sociologie de l’Islam, la sociologie du racisme et les relations interethniques.
Christina Clark-Kazak est professeure titulaire à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales à l’Université d’Ottawa. Ses travaux s’intéressent à trois principaux volets : discrimination fondée sur l'âge en migration et développement; la participation politique des jeunes en situation de migration; et, la méthodologie interdisciplinaire en migration forcée, en conflit et en développement international.
Stéphanie Garneau est professeure titulaire et actuellement directrice de l’École de travail social de l’Université d’Ottawa et a été directrice du Collectif de recherche sur les migrations et le racisme (COMIR). Ses études se concentrent sur les questions de frontières, de migrations, de solidarité envers les personnes migrantes, d’inégalités sociales et du racisme.