Plus tard ce mois-ci, l’Université d’Ottawa invitera des leaders du milieu universitaire à participer à un exercice de revitalisation des programmes visant à leur donner un regain de dynamisme.
Le provost et vice-recteur aux affaires académiques, Jacques Beauvais, dirigera l’initiative, qui vise à tirer parti des forces de l’Université tout en préparant les programmes pour l’avenir.
Cette initiative s’inscrit dans l’une des priorités stratégiques de la rectrice Marie-Eve Sylvestre : s’assurer que les programmes offerts demeurent pertinents pour la population étudiante, attrayants pour les chercheuses et chercheurs universitaires et cohérents partout sur le campus.
S’appuyer sur une base solide
Jacques Beauvais fait remarquer que les étudiantes et étudiants citent souvent les programmes de l’Université et leurs relations avec les membres du corps professoral parmi les principaux atouts de l’établissement.
« Les programmes d’études sont au cœur de tout ce que nous faisons pour la communauté étudiante, affirme-t-il. Ils constituent notre proposition de valeur principale. Nous devons toujours chercher à les améliorer. »
Parallèlement, selon le provost, les universités doivent réfléchir à la manière dont les programmes peuvent évoluer et répondre aux impacts de l'intelligence artificielle, du changement climatique et des bouleversements politiques dans tous les domaines et tous les secteurs.
« Les programmes d’études sont au cœur de tout ce que nous faisons pour la communauté étudiante. Ils constituent notre proposition de valeur principale. Nous devons toujours chercher à les améliorer. »
Jacques Beauvais
— Provost et vice-recteur aux affaires académiques
Conçu pour favoriser la collaboration, l’exercice de revitalisation encourage les leaders du milieu universitaire à mettre à profit leur expertise commune pour proposer des stratégies qui permettront de resserrer les liens entre la recherche, l’enseignement et l’innovation pédagogique.
Jacques Beauvais précise que l’Université ne s’est dotée d’aucune feuille de route quant aux transformations à venir.
« On ne peut pas imposer le changement de manière verticale, explique-t-il. C’est lorsque tout le monde apporte sa contribution et que les idées et les efforts sont soutenus à l’échelle de l’établissement qu’un réel changement peut s’opérer. Les initiatives en ressortent plus solides, plus durables et mieux arrimées sur les besoins de la communauté. »
Il souligne que le projet vise à créer de la valeur, à obtenir de meilleurs résultats et à soutenir la croissance.
« Notre objectif est de favoriser la réussite scolaire sans compromettre nos standards. »
Trois domaines prioritaires
En fondant leur analyse sur les données institutionnelles, les indicateurs de performance des programmes et les besoins sociétaux émergents, les leaders universitaires se concentreront sur les trois domaines suivants :
- Simplification et flexibilité : Explorer des moyens de favoriser la réussite étudiante grâce à des structures de programmes claires et flexibles.
- Modernisation : Actualiser les programmes existants afin de refléter les avancées de la recherche ainsi que l’évolution des approches d’enseignement et d’apprentissage.
- Innovation et pertinence des programmes : Anticiper les champs d’études émergents et adapter les programmes aux réalités sociétales en constante mutation.
Ensemble, ces trois domaines constituent un cadre permettant d’évaluer les programmes de façon continue, ce qui est absolument nécessaire dans un contexte de perpétuels changements.
Défis à relever et possibilités d’amélioration
L’initiative représente aussi une occasion d’élargir les possibilités d’apprentissage multidisciplinaire et expérientiel, car les enjeux sociétaux complexes exigent des personnes capables d’examiner les problèmes sous divers angles et de proposer des solutions pragmatiques.
« Il est essentiel que nous continuions à prendre des mesures décisives pour améliorer les possibilités d'apprentissage expérientiel pour les étudiants. »
En prenant pour exemples le récent sprint d’innovation pour lutter contre l’itinérance chez les jeunes de l’École de gestion Telfer et les sprints de cocréation en santé, M. Beauvais affirme que d’autres initiatives pourraient mobiliser un plus grand nombre de facultés, ainsi que des partenaires du secteur privé et du gouvernement fédéral, afin de trouver des solutions aux défis qui se présentent.
L’Université peut également tirer davantage parti de sa proximité avec les spécialistes des politiques, les décisionnaires et les chercheuses et chercheurs de renommée mondiale qui travaillent, littéralement, au bout de la rue.
« Il n’y a aucun autre endroit au Canada où la communauté étudiante peut interagir quotidiennement avec des fonctionnaires fédéraux, des organismes nationaux et communautaires, des conseils de recherche et des entrepreneurs de Kanata-Nord. »
La revitalisation tiendra aussi compte de la façon dont des avancées comme l’intelligence artificielle redéfinissent les champs d’études dans différentes disciplines.
À mesure que les connaissances évoluent et que les défis se complexifient, les universités doivent plus que jamais conjuguer des points de vue issus de multiples domaines.
La revitalisation déjà à l’œuvre
Le projet s’échelonnera sur deux ans, mais un vent de renouveau souffle déjà sur le campus.
À Telfer, le nouveau programme modulable de baccalauréat en sciences commerciales permet de créer un parcours sur mesure à partir d’un ensemble de cours de base en gestion. La Faculté de génie offre désormais un baccalauréat en conception multidisciplinaire qui comporte un volet d’apprentissage pratique obligatoire et qui offre la possibilité de choisir différents parcours pédagogiques personnalisés.
Les personnes inscrites au nouveau programme de sciences cliniques et de médecine translationnelle acquièrent des compétences spécialisées leur permettant de se pencher sur des problématiques biomédicales complexes. À la Faculté des sciences sociales, le nouveau Régime d’apprentissage expérientiel approfondi combine des activités sur le terrain ou des cours autodirigés à une formation théorique exigeante, tout en respectant la durée normale du programme.
Ces nouveautés témoignent de l’esprit d’innovation présent sur le campus, et l’initiative de revitalisation des programmes promet de s’appuyer sur cet élan dans les années à venir.
« L’Université occupe une place prépondérante dans la collectivité et continue de renforcer sa réputation d’excellence en recherche sur la scène internationale, affirme Jacques Beauvais. C’est en réfléchissant à la façon dont nos programmes évoluent que nous pourrons poursuivre sur cette lancée. »