Amro Amster et Clélia Tombelle, conseillers communautaires des résidences de l'Université d'Ottawa.
Imaginez la scène : il est 23 h et on frappe à votre porte. Vous ouvrez, et devant vous se trouve une étudiante de première année, tremblante, qui s’excuse de vous réveiller. Elle vous dit qu’il n’y a « rien de grave », mais elle se sent seule et dépassée. Vous l’emmenez dans un endroit calme, vous l’écoutez, lui parlez de vos propres expériences, et la sentez s’apaiser. À la fin de la conversation, elle a retrouvé le sourire.

Selon Clélia Tombelle, conseillère communautaire (CC), cet exemple démontre bien la nature de son travail.

Chaque année, des dizaines d’étudiantes et d’étudiants occupent ce poste qui allie mentorat, gestion de crise, leadership, amitié et soutien émotionnel nocturne, à l’occasion. Nous acceptons les candidatures pour les plus de 60 postes à combler jusqu’au 1er février. Pour vous donner un aperçu de la réalité du rôle sur le terrain, deux CC nous parlent de leur expérience.

Clélia Tombelle
conseillère communautaire
« Vous êtes la personne vers qui les gens se tournent. Il faut avoir une bonne capacité d’écoute. Vous êtes souvent la seule personne à qui l’on confie certaines choses. »

Clélia Tombelle

— Étudiante de quatrième année en enseignement des langues secondes

Selon Clélia le rôle vise avant tout à aider les gens. Les nouveaux étudiants et étudiantes ont souvent des questions, des doutes ou des inquiétudes. Les CC sont les premières personnes bienveillantes et de confiance rencontrées.

Durant une semaine type, elle échange au quotidien avec les résidentes et résidents, planifie le programme, annonce les rappels d’événements, rédige des rapports et collabore avec ses pairs. Pour Clélia, qui aime rencontrer les gens, ce rôle a été transformateur.

« J’en suis à ma quatrième année et j’ai rencontré plus de gens en un trimestre qu’au cours de toutes mes années d’études. »

Amro Amster, étudiant de deuxième année en finance, ne s’attendait pas à se joindre à l’équipe.

« Mon nom avait été mis sur la liste d’attente, dit-il. Quelques mois plus tard, on m’a téléphoné pour me demander si je voulais le poste. Je me suis dit : Et pourquoi pas? ».

C’est en discutant avec la personne qui occupait le rôle de CC dans sa résidence qu’il a eu envie de poser sa candidature.

Amro Amster
conseiller communautaire
« J’ai toujours été sociable. J’aime résoudre des problèmes. Et j’avais l’impression d’avoir une capacité innée pour le rôle. »

Amro Amster

— Étudiant de deuxième année en finance

Vous hésitez à poser votre candidature? Amro a un conseil tout simple pour vous.

« Essayez. Vous n’avez rien à perdre. Et si votre candidature est retenue, c’est formidable! »

Ce que font réellement les CC

À leur arrivée sur le campus, la plupart des étudiantes et étudiants ne savent pas ce que sont les CC. Pour Amro, c’est un peu comme un rôle « d’animateur ou d’animatrice de camp, mais à l’université ».

La formation des CC leur permet d’aider les étudiantes et étudiants à surmonter de nombreuses difficultés –, épuisement, stress lié aux études, abus d’alcool ou problèmes de santé mentale. Les conseillers et conseillères organisent également des événements communautaires qui rassemblent la population étudiante. Il peut s’agir de rencontres en petits groupes ou de sorties organisées pour toutes les résidences, comme la cueillette de pommes ou des soirées de jeux-questionnaires. Les CC effectuent aussi des « quarts de travail » en rotation, restant dans la résidence de 20 h à 7 h, effectuant des rondes dans les pavillons, veillant à la sécurité et allant à la rencontre d’étudiantes et d’étudiants.

Le potentiel transformateur du rôle

Selon Clélia et Amro, cet emploi a été transformateur. De son côté, Clélia a appris à mieux s’organiser, a gagné en confiance et a renforcé ses compétences en communication, surtout en anglais.

« Ma communauté est essentiellement anglophone, dit-elle. Je n’avais jamais autant parlé anglais! Je peux maintenant tenir de longues conversations facilement. »

« Je fais désormais plus attention aux signaux non verbaux. Avant, quand quelqu’un disait bien aller, mais que ce n’était manifestement pas le cas, je ne le remarquais pas toujours. »

De son côté, Amro note qu’il a développé un « sixième sens » pour détecter des signes de troubles émotionnels et comportementaux. Au cours d’une formation, il a participé à une simulation dans laquelle il était question de pensées suicidaires, ce qu’il trouvait intimidant.

« Apparemment, j’ai très bien géré la situation, déclare-t-il. J’ai réalisé que j’avais des aptitudes dont je ne soupçonnais pas l’existence. »

Pourquoi ça vaut la peine

Le rôle de CC vous offre des occasions de leadership et la possibilité de nouer des amitiés et de changer véritablement les choses au sein de la communauté étudiante. Il vous permet également d’acquérir des capacités qui vous seront utiles bien après l’Université : gestion du temps, résolution de conflits, création de communautés, sensibilisation aux crises, empathie, et plus encore.

« Ça ouvre l’esprit, dit Amro. Vous rencontrez des gens incroyables d’horizons et de points de vue différents.

« Il est impossible de regretter d’avoir choisi ce travail, ajoute Clélia. Vous touchez les gens plus que vous ne le réalisez. »

Vous souhaitez intégrer l’équipe?

Les candidatures pour les postes de conseillère ou conseiller communautaire, de soutien à la communauté et de responsable d’équipe sont acceptées jusqu’au 1er février à 23 h 59. Les postes de soutien à la communauté et de responsable d’équipe requièrent une expérience préalable en tant que conseillère ou conseiller communautaire à l’Université d’Ottawa. La date d’entrée en poste est le 14 août 2026, et des dizaines de postes sont offerts dans les différentes résidences.

« Tentez votre chance, dit Clélia. Vous ne le regretterez pas. »

Postulez dès maintenant à un emploi de CC!