Karen Eltis est chercheuse au Centre de recherche droit, de technologie et de société et professeure titulaire au sein de la Section de droit civil de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa.
Lauréate de la médaille Mundell décernée par le ministère du Procureur général de l’Ontario pour l’excellence et l’innovation en rédaction juridique, la professeure Karen Eltis se spécialise en droit de l’intelligence artificielle et en cyberdroit dans une perspective comparative. Elle s’intéresse tout particulièrement aux institutions démocratiques et à l’accès à la justice. Elle a été conseillère principale à l’Institut national de la magistrature et a enseigné à la Columbia Law School.
La professeure Eltis a également été chercheuse affiliée au Center for Information Technology Policy de Princeton University et parle couramment cinq langues. Avant d’intégrer la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, elle exerçait comme avocate en contentieux à New York.
Ses travaux sur la protection de la vie privée ont été cités à maintes reprises par la Cour suprême du Canada, notamment dans les affaires A. B. c. Bragg (2012), dans Québec (Procureur général) c. 9147-0732 Québec inc. (2020) et dans Sherman Estate c. Donovan (2021), outres d’autres tribunaux canadiens et étrangers. Son ouvrage intitulé Courts, Litigants and the Digital Age (University of Toronto Press) en est à sa deuxième édition. Elle a également codirigé l’ouvrage Defamation Law, Canada, UK, Australia, United States, paru chez Thomson Reuters.
La professeure Eltis est membre du Comité sur l’IA du New York City Bar et co-auteure des Lignes directrices pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les tribunaux canadiens (2024) du Conseil canadien de la magistrature. Ces lignes directrices ont été cités dans l'une des premières décisions au monde sur l'usage de l'intelligence artificielle par les décideurs judiciaires.