Dix millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Parkinson, terrible maladie neurodégénérative qui cause le ralentissement des mouvements, la rigidité musculaire et bien souvent, la dépression et la démence. Bien qu'on dispose de stratégies pour atténuer les symptômes moteurs précoces de la maladie, elle demeure pour le moment incurable.

photo prise en laboratoire.

Consortium pour la recherche sur le Parkinson

Présentement, la recherche sur la maladie de Parkinson à Ottawa est organisée autour du Consortium pour la recherche sur le Parkinson, qui a fait de grandes avancées en recherche fondamentale et préclinique depuis sa création en 2004. Les chercheurs du Consortium, qui proviennent de plusieurs établissements d'Ottawa, travaillent ensemble à l'étude des facteurs génétiques et des processus biologiques cellulaires qui contribuent à la maladie de Parkinson.

Grâce au soutien généreux de notre communauté, le Consortium de recherche sur la maladie de Parkinson (CRP) a eu un impact important et durable sur l’avenir de la recherche sur la maladie de Parkinson en…

  • Investissant dans la prochaine génération de chercheuses et chercheurs grâce au financement de 28 étudiantes et étudiants diplômés ainsi que boursiers postdoctoraux au cours des cinq dernières années.
  • Permettant aux chercheurs et aux cliniciens de réaliser des progrès scientifiques significatifs et d’obtenir d’importantes subventions en fournissant un financement de démarrage pour des projets novateurs en recherche sur la maladie de Parkinson.
  • Stimuliant des idées audacieuses et innovantes dans la recherche sur la maladie de Parkinson grâce à l’octroi de fonds de contrepartie à des équipes de recherche multidisciplinaires.


Récentes réalisations rendues possibles grâce au soutien du CRP

  • Publication de la première ligne directrice canadienne sur les soins en Parkinson et sa révision en 2019.
  • Développement d’un Réseau intégré de soins pour la maladie de Parkinson guidé par les patients.
  • Élaboration d’un modèle de prédiction pour la maladie de Parkinson.
  • Développement d’un test olfactif simplifié.
  • Mise au point de modèles murins imitant différentes formes de la maladie de Parkinson.
  • Participation et leadership dans de nouveaux essais de traitement pharmacologique pour la maladie de Parkinson.
  • Soutien continu à notre prochaine génération de jeunes chercheurs.
  • Nous sommes heureux de mettre en lumière les réalisations du CRP des dernières années.

Nous sommes extrêmement reconnaissants envers nos donateurs et soutiens !

Bourses nommées :

  • Bourse de recherche Shelby Hayter
  • Bourse de recherche Larry Haffner
  • Bourse de recherche en Parkinson Bonnie & Don Poole
  • Bourse commémorative Francis Mathew
  • Bourse de la Fondation Michael Bell et famille


Lauréats des bourses du Consortium de recherche sur la maladie de Parkinson 2025

Bourse Shelby Hayter (année 2 de 2)

Attribuée à : Emma Green
Titre : « Tester la contribution de l’alpha-synucléine exprimée dans l’intestin à la pathogenèse de la maladie de Parkinson »
Mentor : Dr Max Rousseaux

Bourse Larry Haffner (année 2 de 2)

Attribuée à : Nazia Hassan
Titre : « Étude du rôle protecteur redox de Parkin en aval du stress dopaminergique dans un modèle cellulaire in vitro »
Mentor : Dr Michael Schlossmacher

Bourse de recherche en Parkinson Bonnie & Don Poole

Attribuée à : Zeinab Hashemifard
Titre : « Localisation guidée par tractographie automatisée du noyau intermédiaire ventral pour une stimulation cérébrale profonde de précision »
Mentor : Dr Adam Sachs

Bourse commémorative Francis Mathew

Attribuée à : Karan Thakur
Titre : « Exploration de la modulation par Lrrk2, liée à la maladie de Parkinson, d’une infection virale nasale à ARN »
Mentor : Dr Michael Schlossmacher

Bourse de la Fondation Michael Bell et famille

Attribuée à : Kate Harris
Titre : « Impact d’un aptamère liant l’aSyn sur les résultats neuropathologiques et comportementaux de la maladie de Parkinson »
Mentor : Dr Matt Holahan

Lauréats des subventions pour équipes multidisciplinaires consortium pour la recherche sur le Parkinson

Pathologie précoce du noyau du raphé et dépression avec amorçage de la protéine a-syn : une nouvelle approche ciblant le système mTOR pour traiter le parkinsonisme prodromique.

Codemandeurs

  • Dr Shawn Hayley (demandeur principal) – Département de neurosciences, Université Carleton
  • Dr Paul Albert – Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa
  • Dr Faranak Vahid-Ansari – Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa
  • Dr Baptiste Lacoste – Département de médecine cellulaire et moléculaire, Université d’Ottawa (plateforme MET)
  • Dr Hongyu Sun – Département de neurosciences, Université Carleton
  • Dre Nafissa Ismail – Département de psychologie, Université d’Ottawa
  • Dr Matthew Holahan – Département de neurosciences, Université Carleton
  • Dr Kyle Biggar – Département de biologie, Université Carleton

La maladie de Parkinson (MP) est non seulement associée à des symptômes moteurs, mais aussi à des symptômes non moteurs. Parmi ceux-ci, la dépression est l’un des plus fréquents, des plus invalidants et des plus difficiles à traiter, survenant bien avant l’apparition des troubles moteurs. Nous avons développé un modèle animal de la MP qui reproduit les symptômes dépressifs précoces (et, plus tard, les troubles moteurs). Ce modèle nous semble particulièrement utile pour étudier les stades précoces de la MP et le développement de biomarqueurs. Dans le cadre de cette subvention, nous proposons d’évaluer le rôle du noyau du raphé, une région clé du cerveau impliquée dans les stades précoces de la MP. Nous nous concentrerons sur l’effet de la forme fibrillaire pathologique de la protéine a-synucléine, qui endommage le raphé et entraîne la progression des symptômes de la dépression vers des troubles moteurs. Nous pensons que cibler le système mTOR (qui régule les systèmes « de dégradation des déchets » dans le cerveau) dans le raphé pourrait offrir une voie thérapeutique prometteuse, en bloquant les dommages causés par la protéine a-synucléine, freinant ainsi la progression de la maladie.

CoMANAGE-PD : Soins connectés pour traiter la maladie de Parkinson – développement et évaluation d’un parcours de soins dans les établissements de soins primaires

Codemandeurs

  • Tiago A. Mestre (demandeur principal), Centre des maladies du Parkinson et des troubles du mouvement, L’Hôpital d’Ottawa, professeur agrégé, scientifique à l’Université d’Ottawa, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
  • Sylvie Grosjean (codemandeuse principale – coconception), professeure, École de communication, Université d’Ottawa
  • Sathya Karunananthan (codemandeuse principale – consultation électronique/épidémiologie clinique), chercheuse en début de carrière, professeure adjointe, sciences de la santé interdisciplinaires, Université d’Ottawa, chercheuse, Institut de recherche Bruyère
  • Clare Liddy (codemandeuse – créatrice de consultation électronique/médecine familiale), professeure et directrice, Département de médecine familiale, Université d’Ottawa
  • David Grimes (codemandeur), directeur, Centre des maladies du Parkinson et des troubles du mouvement, L’Hôpital d’Ottawa
  • Emily Evans (collaboratrice), infirmière iCARE-PD, Centre des maladies du Parkinson et des troubles du mouvement, L’Hôpital d’Ottawa
  • Pat Evans (collaboratrice), personne ayant un vécu expérientiel, défenseure des personnes atteintes de la maladie de Parkinson
  • Susan Roberts (collaboratrice), équipe de santé familiale de Perth

Environ 100 000 Canadiens âgés sont actuellement atteints de la maladie de Parkinson. Cependant, le système de santé fait face à plusieurs défis : (a) les soins spécialisés sont retardés dans le diagnostic et le soutien des patients atteints de Parkinson, (b) les connaissances sur la gestion de la maladie sont souvent concentrées dans les centres spécialisés, et (c) l’accès aux services de santé demeure fragmenté. Les fournisseurs de soins primaires et communautaires ne sont généralement pas impliqués dans la prise en charge de la maladie, s’en remettant principalement aux spécialistes. En collaboration avec les fournisseurs de soins de l’Unité de santé familiale de Perth et les personnes atteintes de Parkinson, nous proposons, conjointement, de développer, mettre en œuvre et évaluer un  parcours de soins continu reliant la communauté à un centre spécialisé dans la maladie de Parkinson. Ce projet vise à améliorer la communication et le partage des connaissances en matière de soins, tout en soutenant l’autonomisation des patients.

Ce projet, intitulé CoMANAGE-PD, représente la première étape d’un nouveau modèle d’autonomisation des soins communautaires pour le traitement de la maladie de Parkinson. Ce projet fournira des preuves solides qui pourront être utilisées pour étendre cette innovation à travers l’Ontario et le Canada.

Détection de la maladie de Parkinson à l’aide de 12 questions, 8 odeurs et des résultats de pression artérielle

Codemandeurs

  • Michael G. Schlossmacher, M.D. (demandeur principal, L’Hôpital d’Ottawa, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa)
  • Juan Li, Ph. D. (codemandeuse, chercheuse en début de carrière, membre du groupe EDI, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa)
  • Andrew Seely, M.D., Ph. D. (codemandeur, Départements de chirurgie et de soins intensifs, L’Hôpital d’Ottawa, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa)
  • Sarah Jane Batten, M.D. (personne ayant un vécu expérientiel et médecin de famille à la retraite)
  • Joseph Saade, M.D. (collaborateur, neurologue à l’Hôpital de Hull, Gatineau)
  • Douglas Manuel, M.D., M. Sc. (codemandeur, médecin de première ligne, méthodologiste, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa)

L’accès aux spécialistes reste un défi au Canada, et tout retard dans le diagnostic de la maladie de Parkinson (MP) peut aggraver le handicap. Afin de faciliter ce diagnostic, nous avons récemment développé un outil simple et accessible, appelé PREDIGT2.0, conçu pour permettre à des non-spécialistes d’identifier la MP. PREDIGT2.0 comprend un questionnaire abrégé et un test olfactif simplifié. Grâce à des travaux financés par le Consortium pour la recherche sur le Parkinson, cet outil a permis de différencier les patients atteints de la MP des témoins en santé avec une précision de 97 %, et de distinguer la MP d’autres affections cérébrales (comme la démence) avec une précision de 79 %. Afin d’améliorer encore la différenciation entre la MP et d’autres pathologies, nous envisageons d’ajouter un biomarqueur facile à obtenir et relativement spécifique à la MP. En effet, une baisse de la pression artérielle en position debout et une diminution de la variabilité de la fréquence cardiaque sont des symptômes fréquents de la MP. Nous émettons l’hypothèse que l’intégration de ces variables dans PREDIGT3.0 améliorera la différenciation entre la MP et d’autres maladies. Nous vérifierons cette hypothèse à Ottawa pour fournir des preuves solides que la MP peut être diagnostiquée avant une évaluation neurologique formelle.

Nos membres en action

Le graphique indique : « Félicitations ! Lauréats des subventions d'équipe multidisciplinaire du Consortium de recherche sur la maladie de Parkinson (PRC). »
Prix et distinctions

Lauréats des subventions pour équipes multidisciplinaires consortium pour la recherche sur le Parkinson

L'Institut de recherche sur le cerveau et l'esprit félicite les lauréats des subventions d'équipe multidisciplinaire du Consortium de recherche sur la…
Le logo de l'IRCuO et le texte suivant : "dans l’actualité. Schlossmacher Lab". Une photo des membres du laboratoire Schlossmacher y figure également.
Santé

Le laboratoire Schlossmacher révèle comment un gène lié à la maladie de Parkinson protège le cerveau

Des chercheurs de l’Université d’Ottawa et de L’Hôpital d’Ottawa révèlent comment un gène lié à la maladie de Parkinson protège le cerveau. …
Image of the Tallman family standing and smiling together. From left to right are; Don Tallman, Diana Tallman, Bev Tallman, and Gordon Tallman. Next to the photo, the Tallman Family Motto reads, "Many individuals can take a simple problem and make it complicated -- not many can take a complicated problem and make it simple."
Médecine

Tallman Family Energizes Research to Help Alleviate Neuroinflammation in PD

“Many individuals can take a simple problem and make it complicated --- not many can take a complicated problem and make it simple.”  This is the mott…