Des progrès ont été réalisés pour changer le « ton donné par les hautes sphères gouvernementales », mais il reste encore beaucoup à faire :
Le « ton donné par le leadership » au niveau fédéral et provincial a évolué vers une position favorable à l’investissement, mais les cadres politiques et réglementaires sous-jacents n’ont pas encore suivi le mouvement. Des réformes urgentes à l’échelle du système sont nécessaires pour renforcer la confiance tant du public que des investisseur-se-s dans le processus décisionnel relié aux projets énergétiques.
Politique :
Le rapport souligne la nécessité de la part d’Ottawa de tenir un discours global qui apporterait clarté et cohérence autour de politiques ou de mesures réglementaires spécifiques, notamment en matière de politique climatique fédérale. La confiance des investisseur-se-s ne repose pas seulement sur la rapidité d’action, mais aussi sur l’existence de politiques claires et prévisibles.
Planification :
Il reste beaucoup à faire pour garantir que la planification en matière de main-d'œuvre et de chaîne d'approvisionnement soit en phase avec les ambitions de développement des projets. Le rapport fait état de résultats mitigés en matière de planification intégrée entre les secteurs du gaz naturel et de l'électricité, un processus essentiel dans le contexte de l'électrification.
Renforcement des capacités et participation des populations autochtones aux projets :
Pour s’adapter à l’ampleur et au rythme potentiels du développement à venir au cours des prochaines années, le gouvernement devra renforcer considérablement sa capacité décisionnelle et gagner en efficacité. Le rapport souligne l’importance de l’harmonisation des niveaux de competence, en recourant de plus en plus à l’approche consistant à modéliser des grands projets comme plateforme d’apprentissage, afin de déterminer le fonctionnement de l’ensemble du système, à l’échelle et au rythme découlant des objectifs fixes par le gouvernement.
En ce qui concerne le renforcement des capacités au sein des systèmes politiques et réglementaires, des progrès importants ont été réalisés dans l'élaboration de mécanismes visant à faciliter la participation des Autochtones aux projets (par exemple, les programmes de garantie de prêts). Il reste encore beaucoup à faire pour renforcer les capacités et clarifier les rôles réglementaires en matière de réglementation autochtone (comme par exemple pour l'évaluation d'impact menée par les Autochtones).
Procédures d'autorisation, collaboration intergouvernementale et mécanismes d'accélération :
Le rapport souligne le rôle croissant des dirigeant-e-s politiques dans l'approbation des projets, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'impact que cette tendance pourrait avoir sur la confiance des investisseurs. Il note que des progrès importants ont été réalisés dans le renforcement des relations de collaboration entre les gouvernements, notamment en matière d'études d'impact. Des avancées ont également été enregistrées en matière d'innovation réglementaire et d'amélioration des mécanismes de coordination intergouvernementale, tels que le Bureau des grands projets (BGP), afin de faciliter l'avancement des projets tout en réduisant au minimum la charge réglementaire