Groupe de lecture IV : Rêver l'université avec Dahlia Namian et Isabelle Perreault
Groupe de lecture du CIRCEM
5 mars 2026 — 14 h 30 à 16 h
Le CIRCEM invite les membres du corps professoral et la communauté étudiante à participer à quatre groupes de lecture sur le thème « Rêver l’université ». Dahlia Namian et Isabelle Perreault présentent : "Que reste‑t‑il de Mai 68 ? Repenser l’université à partir de l’utopie et de ses angles morts".
Au sujet de l'évènement :
Cette séance portera sur l’héritage ambivalent de Mai 68 à partir d’une sélection de textes consacrés à l’université expérimentale de Vincennes, un espace d’expérimentation pédagogique et politique né dans le sillage des événements de 1968. Nous réfléchirons ensemble à ce que cette utopie a transformé — accès au savoir, réorganisation des études, démocratisation de l’enseignement supérieur — ainsi qu’aux angles morts qu’elle a laissés, notamment sur les plans décolonial et féministe.
À travers les lectures proposées et la discussion collective, nous explorerons comment l’esprit de 68 peut encore inspirer une réinvention de l’Université, tout en examinant les moyens de dépasser ses limites pour imaginer une institution plus plurielle, critique et inclusive.
Dahlia Namian
Intervenante
Titulaire d’un doctorat en sociologie, Dahlia Namian est professeure à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Ses recherches actuelles portent sur l’itinérance, la pauvreté et la politique du logement, de même que sur la sociologie des addictions sans substance.
Isabelle Perreault
Intervenante
Isabelle Perreault est professeure titulaire au département de criminologie à l’Université d’Ottawa. Elle s’intéresse aux processus d’institutionnalisation et de désinstitutionnalisation psychiatrique de même qu’aux discours religieux, scientifiques et populaires sur la gestion des comportements vus comme relevant de la déviance sociale, mentale et sexuelle au Canada français au cours du 20e siècle. Elle dirige un axe au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) de l’Université d’Ottawa. Cet axe intitulé « Enjeux biopolitiques et groupes minorisés » porte sur l’étude des biopolitiques canadiennes à partir des traces retrouvées en archives. Elle fait aussi partie du groupe de recherche Sociologie historique du suicide au Québec (SHSQ).