Membres
Biographies des membres actuels de la Société Charlevoix.
Michel Bock
Michel Bock est professeur titulaire au Département d’histoire de l’Université d’Ottawa, directeur du Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF) et professeur associé à l’Université de Sudbury. De 2006 à 2017, il a été titulaire de la Chaire de recherche sur l’histoire de la francophonie canadienne. Il dirige également la collection « Amérique française », coéditée par le CRCCF et les Presses de l’Université d’Ottawa (PUO). Spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale de l’Ontario français, du Canada français et du Québec, Michel Bock consacre ses travaux aux facteurs qui ont contribué à l’essor et au déclin du Canada français en tant que référence identitaire et réalité institutionnelle, ainsi que sur l’origine et la portée des divers projets qui y ont succédé au sein de la francophonie canadienne.
Il est l’auteur ou le coauteur d’environ soixante-dix articles et chapitres, d’une douzaine de collectifs (livres et numéros thématiques de revues) et de six monographies. Parmi ses livres les plus récents, relevons Le moment Montfort dans la francophonie canadienne (PUO, 2024, avec François Charbonneau), Presse écrite et action citoyenne (Prise de parole et Société historique du Nouvel-Ontario, 2024, avec Serge Miville) et Résistances, mobilisation et contestations (PUO, 2019, avec Yves Frenette). Son ouvrage, Quand la nation débordait les frontières (Hurtubise HMH, 2004) lui a valu le Prix de la Gouverneure générale du Canada, le Prix Michel-Brunet de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, le Prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique, une médaille de l’Assemblée nationale du Québec, tout en étant finaliste pour le Prix Jean-Charles-Falardeau de la Fédération canadienne des sciences humaines, le Prix de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec et le Prix du livre d’Ottawa. Par ailleurs, Michel Bock a été finaliste deux fois pour les Prix du Canada de la Fédération canadienne des sciences humaines : une première fois en 2019 pour Ottawa, lieu de vie français (PUO, 2017, avec Anne Gilbert, Linda Cardinal, François Charbonneau et Lucie Hotte), une seconde en 2026 pour Le moment Montfort dans la francophonie canadienne (avec François Charbonneau).
Michel Bock a été membre de plusieurs comités éditoriaux (Mens : revue d’histoire intellectuelle et culturelle, Canadian Historical Review, Revue de la Société historique du Canada, Études canadiennes / Canadian Studies, Éditions Prise de parole). Il est présentement membre du comité scientifique de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française (CEFAN) de l’Université Laval, ainsi que du conseil d’administration de l’Association internationale d’études québécoises (AIEQ).
Julie Boissonneault
Julie Boissonneault est originaire du Nord de l’Ontario. Elle a fait ses études de premier cycle à l’Université Laurentienne, ses études de maîtrise à l’Université de Toronto et a obtenu un doctorat (Ph.D.) de l’Université d’Ottawa. Elle est chercheuse associée au Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF) de l’Université d’Ottawa (depuis 2021). Professeure émérite de l’Université Laurentienne, elle était rattachée au Département d’études françaises (qu’elle a dirigé de 2010 à 2013), où elle enseignait la sociolinguistique, se spécialisant sur les français d’Amérique et s’intéressant tout particulièrement au français parlé en Ontario.
Rédactrice en chef adjointe de Nouvelles études francophones (NEF), la revue du Conseil international d’études francophones (CIÉF), depuis 2022, elle a dirigé la Revue du Nouvel-Ontario de 2010 à 2019. Elle est l’auteure de l’ouvrage Enjeux de la médiatisation à l’université : représentation dans la pratique professorale (Prise de parole, 2009) et a cosigné les ouvrages Pour des modèles de vitalité : le dynamisme culturel de la francophonie canadienne en milieu minoritaire (Cforp, 2018) et La pédagogie du français langue maternelle et l’hétérogénéité linguistique (CIRAL, 1998). Elle a, à son actif, une quarantaine d’articles scientifiques et de chapitres d’ouvrages et une trentaine de rapports de recherche; elle a aussi codirigé plusieurs numéros thématiques de revue et collectifs, notamment douze volumes de la Série monographique en sciences humaines portant sur les langues et leurs « territoires » (2014, 2017, 2019, 2021, 2022, 2024, 2025) et le collectif La loi 8, la Charte et l’avenir (IFO, 2010). Cofondatrice du colloque international Langue et territoire/ Language and Territory et de l’Observatoire de la langue française en Ontario (OLFO) avec Ali Reguigui, elle travaille sur des projets de description du français parlé en Ontario et sur des enjeux linguistiques en situation minoritaire. Elle est toujours associée au programme de Ph.D. ès sciences humaines et interdisciplinarité à la Laurentienne.
Yves Frenette
Yves Frenette est professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 Migrations, circulations et communautés francophones à l’Université de Saint-Boniface. Originaire de la région de Cap-Santé, dans la région de Portneuf, il a fait des études en histoire à l’Université Carleton et à l’Université Laval. Ancien directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française et de l’Institut d’études canadiennes, à l’Université d’Ottawa, il a enseigné à l’Université du Maine à Orono, au Bates College, au Collège universitaire Glendon et à la Faculté des études supérieures de l’Université York, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à l’École nationale des chartes, au Partenariat de recherche et d’enseignement supérieur Limousin-Poitou-Charentes (Chaire d’étude sur le Canada), à l’Universität der Saarlandes, à l’Université libre de Bruxelles (Chaire internationale), à l’Université de Nantes et à l’Université Rennes 2 (Chaire des Amériques). De 2000 à 2004, il a été coordonnateur du Bureau de direction du Réseau de la recherche – Séminaire d’été sur la francophonie canadienne. Spécialiste de la francophonie nord-américaine et de l’histoire de l’immigration et des groupes ethniques, il a fait paraître quatre livres (Histoire de la Gaspésie, 1981, 2e édition 1999; Brève histoire des Canadiens français, 1998; Transposer la France : l’immigration française au Canada (1870-1914), 2017; Les voyages de Charles Morin, charpentier canadien-français, 2018) et quelque 260 chapitres et articles scientifiques. En outre, il a dirigé ou codirigé dix-huit ouvrages collectifs et six numéros thématiques de revue. Frenette a aussi réalisé le site Web Francophonies canadiennes : identités culturelles, qui a reçu plusieurs prix. Avec les géographes Étienne Rivard et Marc Saint-Hilaire, il a publié l’atlas historique La francophonie nord-américaine, lauréat du Prix de l’Assemblée nationale 2013 décerné par l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il est présentement directeur du projet de partenariat « Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) » et codirecteur de la collection « Perspectives de l’Ouest » aux Presses de l’Université Laval. Frenette est membre de la Société royale du Canada et de l’Ordre des francophones d’Amérique.
Simon Laflamme
Simon Laflammea fait des études de philosophie (BA et MA) et de sociologie (MA) à l’Université d’Ottawa. Il a obtenu un doctorat en sociologie de l’Université Paris VII. Il est professeur titulaire à l’Université Laurentienne (Sudbury). Il est là attaché à l’École des sciences sociales. Il dispense des cours de théorie et de méthodologie en sociologie et en interdisciplinarité. Il est l’un de fondateurs de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales et il en est le directeur. Il développe une théorie relationnelle au niveau macrologique (travaux dans lesquels il a mis en œuvre un modèle traliectique) et au niveau micrologique (travaux dans lesquels il a proposé dès 1995 la notion d’émoraison). Ses recherches portent aussi sur diverses thématiques relatives aux minorités linguistiques au Canada. Il est l’auteur de près de 80 articles (dans des revues comme Minorités linguistiques et société, Revue du Nouvel-Ontario, Recherches sociographiques, Québec Studies, Nouvelles perspectives en sciences sociales, Francophonies d’Amérique, Revue canadienne de sociologie, Communication, Sociologie de l’art, La revue du MAUSS, Revue de l’Institut de sociologie, Langage et société) et d’une trentaine de chapitres de livres. Il a aussi publié une vingtaine de livres, dont L’insistance sur les structures sociales (2023), La notion de relation en sociologie (2021, avec Claude Vautier), L’insistance sur les acteurs sociaux (2020), L’autonomisation des sciences humaines (2016), Méthodes statistiques en sciences humaines [avec Run-Min Zhou, 2020 (2014)], Suites sociologiques (2006), Homogénéité et distinction (avec Ali Reguigui, 2003), Des biens, des idées et des personnes au Canada, 1981-1995 (2000), Communication et émotion (1995).
Serge Miville
Originaire de Smooth Rock Falls (Ontario), Serge Miville est recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury. Diplômé en histoire de l’Université York et de l’Université d’Ottawa, il est spécialiste de l’Ontario français et de la francophonie canadienne. Il a été professeur adjoint à l’Université Laurentienne, où il était titulaire de la Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français et directeur de l’Institut franco-ontarien, qui a déménagé depuis à l’Université de Sudbury. Il a été l’un des pionniers du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) lors de sa création. Il milite depuis des années pour une éducation de qualité en français. Il est reconnu pour son engagement dans la défense de l’autonomie de l’Université de Sudbury et son rôle dans le développement de la francophonie en Ontario. Serge Miville a codirigé avec Michel Bock le collectif Presse écrite et action citoyenne : études autour des 50 ans du Voyageur de Sudbury (1968-2018) (Prise de parole/Société historique du Nouvel-Ontario, 2024). Il a obtenu, en 2012, le prix René Lupien de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université d’Ottawa, décerné à la meilleure thèse de maîtrise en langue française dans les sciences ou les humanités.
Jean-Pierre Pichette
Ethnologue et professeur émérite, Jean-Pierre Pichette a voué sa carrière à la quête et à l’étude du patrimoine oral de l’Amérique française. Inspiré par son maître, Luc Lacourcière, il a conduit à partir de 1968 de multiples missions de terrainau Québec d’abord, puis dans tout le Canada français jusque dans l’État de New-York. Né à Québec, il a acquis sa formation entière à l’Université Laval : baccalauréat ès arts (1968), licence ès lettres en civilisation canadienne (1970), diplôme de l’École normale supérieure (1972), maîtrise en ethnographie traditionnelle (1974), doctorat (1985) et postdoctorat (1992) en arts et traditions populaires. Professeur de français à Charlesbourg (1970-1981) et d’ethnologie à l’Université Laval (1978-1981), il enseigne la littérature orale à l’Université de Sudbury (1981-2004) où il obtient l’agrégation (1987) et le titulariat (1993). Lauréat d’une grande chaire de recherche du Canada (niveau 1) au prestigieux concours du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), il installe la chaire COFRAM en oralité des francophonies minoritaires à l’Université Sainte-Anne (N.-É.) pour un septennat (2004-2011) au terme duquel il est nommé associé, puis professeur émérite (2025). Jean-Pierre Pichette est membre fondateur de la Société québécoise d’ethnologie et de la Société Charlevoix, vouée à l’étude de l’Ontario français. Il est éditeur des Cahiers Charlevoix (PUO, 15 numéros), de Rabaska, revue d’ethnologie de l’Amérique française (23 vol.), et d’une douzaine d’actes de colloques et collectifs, dont L’œuvre de Germain Lemieux (1993), Entre Beauce et Acadie (2001), Le patrimoine religieux de la Nouvelle-Écosse (2007), La résistance des marges (2009), Éditer des contes de tradition orale (2010), L’apport des prêtres et des religieux au patrimoine des minorités (2013-2014), Présence de Marius Barbeau (2015) et L’avenir des centres à vocation patrimoniale (2023). Il poursuit le programme d’édition de son corpus de littérature orale (Éclore) dont un premier volume a paru : Ah! si l’amour prenait racine : chansons populaires du Nouvel-Ontario (PUL, 2016). Il a aussi publié Le guide raisonné des jurons (1980), L’observance des conseils du maître (1991), Le répertoire ethnologique de l’Ontario français (1992) et, plus récemment, La danse de l’aîné célibataire ou la résistance des marges (PUL, 2019) et Germain Lemieux sur le billochet : confessions d’un passeur de mémoire (PUL, 2020). Il a encore réalisé des ouvrages en collaboration : avec Gaétan Gervais, il a assumé la direction du Dictionnaire des écrits de l’Ontario français(1613-1993) (2010); avec Bertrand Bergeron, il a édité La Corriveau : la formation d’une légende de Luc Lacourcière (2017); et, avec ses collègues Bertrand Bergeron et René Bouchard, il a achevé l’édition posthume des Contes d’animaux, le premier tome du Catalogue raisonné du conte populaire français en Amérique du Nord conçu par Luc Lacourcière et Margaret Low (2025), une coédition des PUL et des FFC (Helsinki). Il a reçu plusieurs distinctions : médaille Luc-Lacourcière 1991, membre associé des Folklore Fellows International (1993), médaille de l’Ordre des francophones d’Amérique (2005), médaille Marius-Barbeau (2013), doctorat honorifique de l’Université de Sudbury (2014), Le Billochet du jongleur (2017), l’ordre des Palmes académiques de la République française (2022).