Michel Bock

Portrait de Michel Bock

Michel Bock est professeur titulaire au Département d’histoire de l’Université d’Ottawa, titulaire de la Chaire de recherche sur l’histoire de la francophonie canadienne et spécialiste de l’histoire intellectuelle du Canada français et du Québec. Ses travaux portent sur les facteurs qui ont contribué à l’essor et au déclin du Canada français en tant que référence identitaire et réalité institutionnelle, ainsi que sur l’origine et la portée des divers projets qui y ont succédé au sein de la francophonie canadienne. Il est directeur de recherche au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) de l’Université d’Ottawa, membre du comité éditorial de Mens : revue d’histoire intellectuelle et culturelle, membre des comités directeur et scientifique de l’Encyclopédie du patrimoine politique du Québec et directeur de la collection « Amérique française » aux Presses de l’Université d’Ottawa. Il a aussi fait partie du comité éditorial de la Canadian Historical Review et de la Revue de la Société historique du Canada, et a été trésorier de l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il a publié près de cinquante articles scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs. Il est l’auteur, notamment, de Quand la nation débordait les frontières : les minorités françaises dans la pensée de Lionel Groulx (Hurtubise HMH, 2004), ouvrage qui lui a valu le prix du Gouverneur général du Canada, le prix Michel-Brunet de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, le prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique et une médaille de l’Assemblée nationale du Québec, en plus d’avoir été finaliste pour le prix Jean-Charles-Falardeau (Fédération canadienne des sciences humaines du Canada) et pour le prix du livre d’Ottawa. Une traduction anglaise de l’ouvrage paraîtra au printemps 2014 aux Presses de l’Université d’Ottawa sous le titre A Nation Beyond Borders: Lionel Groulx on French Canadian Minorities. Site web : https://arts.uottawa.ca/crccf/recherche/chaires-de-recherche/chaire-histoire

Julie Boissonneault

Portrait de Julie Boissonneault

Julie Boissonneault est originaire du Nord de l’Ontario. Elle a fait ses études de baccalauréat à l’Université Laurentienne, ses études de maîtrise à l’Université de Toronto et a obtenu un doctorat (Ph.D.) de l’Université d’Ottawa. Elle est, en ce moment, chercheuse en résidence au Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) de l’Université d’Ottawa (2021-2022). Professeure émérite de l’Université Laurentienne, elle était rattachée au Département d’études françaises (qu’elle a dirigé de 2010 à 2013), où elle enseignait la sociolinguistique, se spécialisant sur les français d’Amérique et s’intéressant tout particulièrement au français parlé en Ontario, à ses enjeux sociaux et à l’éducation en milieu minoritaire. Elle est toujours associée au programme de Ph.D. ès sciences humaines et interdisciplinarité à la Laurentienne.

Rédactrice en chef de la Revue du Nouvel-Ontario de 2010 à 2019, elle a aussi fait partie du comité éditorial de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales (NPSS) pendant de nombreuses années. Elle est l’auteure de l’ouvrage Enjeux de la médiatisation à l’université. Représentation dans la pratique professorale (Prise de parole, 2009) et a cosigné les ouvrages Pour des modèles de vitalité. Le dynamisme culturel de la francophonie canadienne en milieu minoritaire (Cforp, 2018) et La pédagogie du français langue maternelle et l’hétérogénéité linguistique (CIRAL, 1998). Elle a, à son actif, une trentaine d’articles scientifiques et de chapitres d’ouvrages et une trentaine de rapports de recherche ; elle a aussi co-dirigé plusieurs collectifs, notamment les sept volumes de Langue et territoire/Language and Territory (2014, 2017, 2019) et le collectif La loi 8, la Charte et l’avenir (IFO, 2010). Co-fondatrice de l’Observatoire de la langue française en Ontario (OLFO) avec Ali Reguigui, elle travaille sur des projets de description du français parlé en Ontario. Elle mène en ce moment une enquête, avec Anne Watelet, sur le Moulin-à-fleur du Grand Sudbury.

Yves Frenette

Portrait d'Yves Frenette

Yves Frenette est professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 Migrations, circulations et communautés francophones à l’Université de Saint-Boniface. Originaire de la région de Cap-Santé, dans la région de Portneuf, il a fait des études en histoire à l’Université Carleton et à l’Université Laval. Ancien directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française et de l’Institut d’études canadiennes, à l’Université d’Ottawa, il a enseigné à l’Université du Maine à Orono, au Bates College, au Collège universitaire Glendon et à la Faculté des études supérieures de l’Université York, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à l’École nationale des chartes, au Partenariat de recherche et d’enseignement supérieur Limousin-Poitou-Charentes (Chaire d’étude sur le Canada), à l’Universität der Saarlandes, à l’Université libre de Bruxelles (Chaire internationale), à l’Université de Nantes et à l’Université Rennes 2 (Chaire des Amériques). De 2000 à 2004, il a été coordonnateur du Bureau de direction du Réseau de la recherche – Séminaire d’été sur la francophonie canadienne. Spécialiste de la francophonie nord-américaine et de l’histoire de l’immigration et des groupes ethniques, il a fait paraître quatre livres (Histoire de la Gaspésie, 1981, 2e édition 1999; Brève histoire des Canadiens français, 1998; Transposer la France : l’immigration française au Canada (1870-1914), 2017; Les voyages de Charles Morin, charpentier canadien-français, 2018) et quelque 260 chapitres et articles scientifiques. En outre, il a dirigé ou codirigé dix-huit ouvrages collectifs et six numéros thématiques de revue. Frenette a aussi réalisé le site Web Francophonies canadiennes : identités culturelles (https://sites.ustboniface.ca/francoidentitaire), qui a reçu plusieurs prix. Avec les géographes Étienne Rivard et Marc Saint-Hilaire, il a publié l’atlas historique La francophonie nord-américaine, lauréat du Prix de l’Assemblée nationale 2013 décerné par l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il est présentement directeur du projet de partenariat « Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) » et codirecteur de la collection « Perspectives de l’Ouest » aux Presses de l’Université Laval. Frenette est membre de la Société royale du Canada et de l’Ordre des francophones d’Amérique.

Simon Laflamme

Portrait de Simon Laflamme

Simon Laflamme a fait des études de philosophie (BA et MA) et de sociologie (MA) à l’Université d’Ottawa. Il a obtenu un doctorat en sociologie de l’Université Paris VII. Il est professeur titulaire à l’Université Laurentienne (Sudbury). Il est là attaché au département de sociologie et y dirige le programme de doctorat interdisciplinaire en sciences humaines. Il dispense des cours de théorie et de méthodologie en sociologie et en interdisciplinarité.  Il est l’un de fondateurs de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales et il est membre actif du comité de rédaction. Il développe une théorie relationnelle au niveau macrologique (travaux dans lesquels il a mis en œuvre un modèle traliectique) et au niveau micrologique (travaux dans lesquels il a proposé dès 1995 la notion d’émoraison). Ses recherches portent aussi sur diverses thématiques relatives aux minorités linguistiques au Canada. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles dans des revues scientifiques (comme Minorités linguistiques et société, Revue du Nouvel-Ontario, Recherches sociographiques, Québec Studies, Francophonies d’Amérique, Revue canadienne de sociologie, Communication, Sociologie de l’art, La revue du MAUSS, Revue de l’Institut de sociologie, Langage et société), de nombreux chapitres de livres, rapports de recherche et autres actes de colloques. Il a aussi publié une dizaine de livres, dont L’Autonomisation des sciences humaines (2016), Méthodes statistiques en sciences humaines (avec Run-Min Zhou, 2014), Suites sociologiques (2006), Homogénéité et distinction (avec Ali Reguigui, 2003), Des biens, des idées et des personnes au Canada, 1981-1995 (2000), Communication et émotion (1995), La société intégrée (1992), L’ambition démesurée (1990) et Contribution à la critique de la persuasion politique (1987).

Serge Miville

Portrait de l'historien Serge Miville.

Originaire de Smooth Rock Falls (Ontario), Serge Miville est recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury. Diplômé en histoire de l’Université York et de l’Université d’Ottawa, il est spécialiste de l’Ontario français et de la francophonie canadienne. Il a été professeur adjoint à l’Université Laurentienne, où il était titulaire de la Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français et directeur de l’Institut franco-ontarien, qui a déménagé depuis à l’Université de Sudbury. Il a été l’un des pionniers du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) lors de sa création. Il milite depuis des années pour une éducation de qualité en français. Il est reconnu pour son engagement dans la défense de l’autonomie de l’Université de Sudbury et son rôle dans le développement de la francophonie en Ontario. Serge Miville a codirigé avec Michel Bock le collectif Presse écrite et action citoyenne : études autour des 50 ans du Voyageur de Sudbury (1968-2018) (Prise de parole/Société historique du Nouvel-Ontario, 2024). Il a obtenu, en 2012, le prix René Lupien de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université d’Ottawa, décerné à la meilleure thèse de maîtrise en langue française dans les sciences ou les humanités.

Jean-Pierre Pichette

Portrait de Jean-Pierre Pichette

Ethnologue et professeur titulaire, Jean-Pierre Pichette a enseigné la littérature orale au département de Folklore et ethnologie de l’Université de Sudbury (Ontario, 1981-2004) puis il a occupé une chaire de recherche du Canada pour l’étude de l’oralité et des traditions populaires des francophonies minoritaires (Cofram) à l’Université Sainte-Anne (Pointe-de-l’Église, Nouvelle-Écosse, 2004-2011) où il a dirigé le Centre acadien. Professeur associé à l’Université Sainte-Anne (2011) et à l’Université de Moncton (2013), il continue le travail entrepris au sein du Laboratoire de littérature orale, soit l’édition du corpus de littérature orale (Éclore) qu’il a constitué par de nombreuses missions folkloriques dans les dix provinces canadiennes et dans l’état de New-York. Il est président du conseil d’administration de la Société québécoise d’ethnologie, membre fondateur du Groupe de recherche en études acadiennes (Gréa) et de la Société Charlevoix, qui est vouée à l’étude de l’Ontario français. Il a publié Le Guide raisonné des jurons (1980), L’observance des conseils du maître (1991), Le Répertoire ethnologique de l’Ontario français (1992) et a piloté plusieurs collectifs dont L’oeuvre de Germain Lemieux (1993), Entre Beauce et Acadie (2001), Le patrimoine religieux de la Nouvelle-Écosse (Port-Acadie, 2007), La Résistance des marges (Port-Acadie, 2009), Éditer des contes de tradition orale : pour qui? comment? (Port-Acadie, 2010), L’apport des prêtres et des religieux au patrimoine des minorités (Port-Acadie, 2013-2014), les Cahiers Charlevoix (9 vol. depuis 1995) et la revue d’ethnologie de l’Amérique française, Rabaska (11 vol. depuis 2003). Avec Gaétan Gervais, il a assumé la direction du Dictionnaire des écrits de l’Ontario français(1613-1993), ouvrage paru à l’automne 2010.